Cancer du côlon

En bref

  • Près de 50% des cas de cancer colorectaux pourraient être évités grâce à une alimentation saine, à un mode de vie physiquement actif et au maintien d’un poids de forme
  • Vous pouvez réduire votre risque de développer un cancer du côlon en optimisant votre taux de vitamine D, en consommant plus de légumes, d'ail et de fibres
  • Il est important d’éviter les viandes transformées pour réduire le risque de cancer du côlon
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Comment vous protéger du cancer du côlon

25 Juillet 2016 | 2,879 Visualisations |
Édition: Français

Dr. Mercola

Le cancer du côlon fait la une des journaux depuis que le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), qui fait partie de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a annoncé fin 2015 que les viandes transformées pouvaient provoquer le cancer colorectal chez l’homme, les classifiant comme carcinogène groupe 1.

Le cancer colorectal, qui comprend les cancers du côlon et du rectum, est le troisième cancer le plus fréquent (en dehors des cancers de la peau). En 2016, on estime que plus de 95.000 nouveaux cas de cancer du côlon seront diagnostiqués (et plus de 39.000 cas de cancer du rectum).

Votre côlon, que l’on appelle également le gros intestin, joue un rôle très important pour votre santé. Lorsque les aliments passent par le côlon, le liquide et le sel en sont éliminés pour les préparer à être évacués.

En plus d'aider à former, stocker et éliminer les déchets, le côlon contient des milliards de bactéries, dont l’équilibre est essentiel à une bonne santé.

De nombreux cas de cancer du côlon pourraient être évités

Le cancer colorectal est le deuxième cancer le plus mortel aux États-Unis mais, comme de nombreux types de cancer, il pourrait souvent être évité.

Une recherche publiée dans Recherche Pharmaceutique a avancé que seuls 5 à 10% des cancers sont dus à des anomalies génétiques, les autres étant dus à des facteurs liés au style de vie et à des facteurs environnementaux.

Les chercheurs ont estimé que jusqu’à 35% des décès par cancer seraient dus à l’alimentation, 30% au tabac, 20% à des infections, les autres seraient liés à d'autres facteurs environnementaux, notamment l’exposition à des radiations, le stress, le niveau d'activité physique et la pollution environnementale.

L’American Institute for Cancer Research (AICR) a également déclaré qu’environ un tiers des cas les plus courants de cancers aux États-Unis pourraient être évités grâce à une alimentation saine, à un mode de vie physiquement actif et au maintien d’un poids de forme.

Dans le cas du cancer colorectal, jusqu'à 50% des cas pourraient être évités par le biais de ces facteurs liés au style de vie.

Les meilleurs conseils pour prévenir le cancer du côlon

  1. Consommez plus de légumes et des fruits
  2. Les légumes contiennent une série d'antioxydants et d'autres composants actifs contre la maladie - comme le magnésium - qui sont très difficiles à obtenir d'autres sources.

    Les résultats d’une méta-analyse ont révélé que pour chaque tranche de 100-milligrames supplémentaires d'apport de magnésium, le risque de tumeur colorectale diminue de 13% et le risque de cancer colorectal diminue de 12%.

    Les chercheurs ont souligné que l’effet anti-cancer du magnésium pourrait être lié à sa capacité à réduire la résistance à l’insuline, qui elle-même favoriserait le développement des tumeurs.

    En dehors du magnésium, les substances chimiques végétales, ou composés phytochimiques, peuvent réduire l’inflammation et éliminer les agents cancérigènes, et d'autres encore régulent la vitesse de reproduction de vos cellules, éliminent les vieilles cellules et préservent l’ADN.

    Les légumes sont aussi l'une des meilleures sources de fibres alimentaires. Les études ont montré à maintes reprises que les personnes consommant beaucoup de légumes sont moins touchées par le cancer.

    Si vous êtes en bonne santé, consommer des fruits avec modération peut aussi vous être bénéfique. D’après une étude, les pruneaux (c’est à dire les prunes séchées) pourraient réduire votre risque de contracter un cancer du côlon en favorisant votre flore intestinale.

  3. Consommez plus de fibres
  4. Les fibres alimentaires sont associées à un risque plus faible de cancer colorectal, en particulier des incidences d'adénomes colorectaux et du cancer du côlon distal. De plus, pour chaque portion de 10 grammes de fibres ajoutée à votre alimentation quotidienne, votre risque de contracter un cancer du côlon diminue de 10%.

    Si vous suivez le conseil ci-dessus et consommez plus de légumes, vous augmenterez naturellement votre apport de fibres provenant de la meilleure source possible - les légumes. L’enveloppe des graines de psyllium, les graines de lin, de chanvre et de chia sont également de bonnes sources de fibres solubles et insolubles.

  5. Optimisez votre taux de vitamine D
  6. Une carence en vitamine D est un facteur de risque de cancer colorectal. Une étude publiée dans le magazine Gut a révélé que les personnes ayant un taux sanguin élevé de vitamine D présentent moins de risques de développer des tumeurs colorectales.

    Cela peut être dû au fait que la vitamine D est bénéfique au système immunitaire, qui lui-même peut aider à limiter la croissance de tumeurs cancéreuses.

    Une exposition régulière au soleil, l’utilisation d’une cabine UV de bonne qualité et/ou une supplémentation en vitamine D3 peut porter votre taux de vitamine D au taux optimal de 50-70 ng/ml. Il est nécessaire de contrôler régulièrement votre taux pour vous assurer de maintenir ce taux optimal.

  7. Évitez les viandes transformées
  8. Les viandes transformées sont des viandes conservées par le fumage, le séchage ou la salaison, ou l’ajout de conservateurs chimiques.

    Cela inclut le bacon, le jambon, le pastrami, le salami, le pepperoni, les saucisses à hot dog, certaines autres saucisses et la viande hachée (si elle a été salée ou additionnée de conservateurs chimiques), etc. Ce sont les nitrates, ajoutés à ces viandes comme conservateurs, colorants et arômes, qui posent le plus de problèmes.

    Les nitrates présents dans les viandes transformées sont souvent convertis en nitrosamines, qui sont clairement associés à une augmentation du risque de certains cancers. L’AICR a averti « qu’il n’existe aucun seuil de sécurité » pour la consommation de viandes transformées.

  9. Soyez bien informé à propos de la consommation de viande rouge
  10. La recherche indique que les personnes qui consomment le plus de viande rouge (dans l’une des études, il s'agissait de 140 grammes par jour) ont un risque de contracter un cancer colorectal plus élevé de 24% par rapport aux personnes ayant une plus faible consommation.

    Toutefois, le problème ne serait pas dû à la viande rouge en elle-même, mais plutôt à la façon dont elle est cuite, et à son origine. Le bœuf élevé au pâturage, par exemple, contient des composés anti-cancer.

    D’un autre côté, il est reconnu que le glyphosate, l’ingrédient actif du Roundup, peut avoir un impact négatif sur les bactéries intestinales saines et qu’il est cancérigène. Les animaux provenant des CAFO sont généralement nourris de céréales contaminées au glyphosate.

    La viande rouge cuite à haute température (grillée ou cuite au barbecue par exemple) peut aussi contenir des sous-produits de cuisson cancérigènes tels que les amines hétérocycliques (AHC) ou les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).

    Pour ce qui est des viandes, je conseille de consommer uniquement de la viande biologique nourrie au pâturage et de ne pas trop la cuire (mangez-la saignante, mais pas bien cuite).

  11. Pratiquez une activité physique
  12. Il existe des données convaincantes indiquant qu’une activité physique régulière peut réduire de façon significative votre risque de cancer du côlon. Une étude a révélé par exemple que des hommes et des femmes actifs avaient un risque de développer un cancer du côlon réduit de 30 à 40% par rapport à des personnes inactives.

    Tout d’abord, l’activité physique réduit votre taux d’insuline, et contrôler votre taux d'insuline est l’une des façons les plus efficaces de réduire votre risque de cancer. On pense également que l’apoptose (la mort cellulaire programmée) est déclenchée par l’activité physique, provoquant donc la mort des cellules cancéreuses.

    L'activité physique améliore également la circulation des cellules immunitaire dans le sang. Le travail de ces cellules est de neutraliser les agents pathogènes dans votre corps, et de détruire les cellules précancéreuses avant qu’elles ne deviennent cancéreuses. Mieux elles circulent, et plus votre système immunitaire est efficace pour vous défendre contre les infections et les maladies telles que le cancer.

  13. Maintenez un poids de forme et contrôlez la graisse abdominale
  14. De nombreuses études ont associé l’obésité à un risque accru de contracter environ une douzaine de cancers différents, notamment le cancer du côlon. Une étude de 2014 qui a analysé les données de plus de 5 millions de personnes de plus de 16 ans a déterminé que toute augmentation de 5 kg de poids corporel était associée à une augmentation du risque de 10 types de cancer.

    Si vous êtes en surpoids ou obèse, même une perte de poids modérée peut présenter des avantages significatifs pour votre santé. En termes de prévention du cancer, il est particulièrement important de perdre tout excès de graisse abdominale car la graisse abdominale est associée à un risque accru de cancer du côlon, indépendamment de votre poids corporel.

  15. Limitez votre consommation d'alcool et arrêtez de fumer
  16. Tant la consommation excessive d’alcool que le tabagisme sont associés à un risque accru de cancer colorectal. S’agissant de l'alcool, j’entends par consommation « modérée » un verre de vin de 15 cl, une bière de 33 cl ou 3 cl d’alcool fort par jour, en accompagnement d’un repas.

  17. Mangez de l'ail
  18. Il a été démontré au cours d’études en laboratoire que l’ail tue les cellules cancéreuses, et il se révèle également intéressant lorsqu’il est inclus dans l’alimentation. Une étude a révélé que des femmes consommant régulièrement de l’ail (ainsi que des fruits et légumes) présentaient un risque de cancer du côlon diminué de 35%.

    Celles consommant de grandes quantités d'ail cru présentaient également un plus faible risque de développer un cancer colorectal ou de l’estomac. De plus, chez des personnes atteintes de cancers inopérables du foie, du pancréas, ou colorectal, la prise d’extrait d'ail vieux pendant six mois a aidé à améliorer la fonction immunitaire, ce qui suggère qu’il pourrait être utile pour soutenir votre système immunitaire en période de stress ou de maladie.

    Lorsque vous consommez de l’ail cru, les gousses doivent être écrasées ou émincées de façon à favoriser la libération d'une enzyme appelée alliinase, qui elle-même catalyse la formation d'allicine.

    L’allicine, à son tour, se décompose rapidement en nombreux composés organosulfurés. Pour « activer » les propriétés médicinales de l’ail, vous pouvez écraser une gousse fraiche avec une cuillère avant de l’avaler, l’émincer finement et l’ajouter dans une salade, ou la placer dans votre centrifugeuse pour l'ajouter à votre jus de légumes.

Faut-il passer des coloscopies de contrôle à partir de 50 ans ?

On conseille généralement aux hommes et aux femmes de plus de 50 ans présentant un risque moyen de cancer colorectal de se faire dépister soit en passant une rectosigmoïdoscopie tous les cinq ans, soit une coloscopie tous les 10 ans. Mais ces tests de dépistage sont-ils nécessaires et sans danger ? J'ai plus de 60 ans, je n'ai jamais passé de coloscopie et ne prévoit pas d’en passer une un jour.

Bien que je pense qu’elles puissent être un outil de diagnostic très utile, je suis convaincu que, compte tenu de mon alimentation (qui inclut une portion quotidienne de curcuma frais) et de mon mode de vie, je cours peu de risque de développer un cancer du côlon.

Mais pour de nombreuses personnes qui présentent un risque accru, la coloscopie peut être une méthode efficace. Le cancer du côlon se développe très lentement, et c’est l’un des cancers les plus meurtriers, son dépistage précoce est donc important. Vous pouvez opter pour un test de dépistage de sang occulte dans les selles — mais ce test engendre de nombreux faux positifs, et des données récentes indiquent qu’il n’est pas très efficace.

Une autre possibilité est de se faire dépister au moyen d’une rectosigmoïdoscopie tous les cinq ans. C’est un examen similaire à la coloscopie mais il est d'une portée plus limitée et ne permet pas une exploration aussi complète du côlon. L'avantage est qu’il expose à moins de complications. Il a été démontré que Les ultrasons sont également très efficaces. Globalement, l'inspection visuelle est la façon la plus efficace de dépister un cancer du côlon, et c’est ce que permet la coloscopie.

Si des polypes sont découverts à un stade précoce, votre médecin peut les enlever très simplement au cours de l’examen. Une coloscopie est donc non seulement un outil de diagnostic, mais elle peut également donner lieu à une intervention chirurgicale. Un polype éventuel sera photographié, enlevé, et analysé. Cela pourrait vous sauver la vie, ce qui vaut définitivement la peine d’être pris en compte. Cependant, sachez qu’environ une coloscopie sur 350 provoque de graves dommages. Le taux de mortalité est d’environ un pour 1.000 examens.

De plus, environ 80% des endoscopes sont nettoyés au moyen de Cidex (glutaraldéhyde), qui ne stérilise PAS correctement ces ustensiles, ce qui permet potentiellement le transfert de substances qui pourraient facilement engendrer une infection. Demander quel type de solution est utilisé pour nettoyer l’endoscope est une question primordiale qui pourrait vous sauver la vie. Assurez-vous qu’il ait été stérilisé avec de l’acide péracétique pour éviter tout transfert potentiel de substances infectieuses des patients précédents.

15 conseils supplémentaires anti-cancer simples

Abandonnez les boissons sucrées telles que les sodas et réduisez votre consommation de sucre. Passez moins de temps assis, bougez plus et essayez de faire 10.000 pas par jour Buvez du thé vert, une source abondante d’épigallocatéchine gallate, ou EGCG, un polyphénol de type catéchine anti-cancer
Consommez vos brocolis cuits à la vapeur (qui contiennent plus de glucosinolate anti-cancer que les brocolis bouillis, frits ou cuits au micro-ondes) Mangez des noix du Brésil ; elles sont riches en sélénium, un sel minéral particulièrement bénéfique pour réduire les risques de cancer de la prostate, colorectal et du poumon Mangez des artichauts ; ils sont riches en silymarine, un antioxydant qui peut réduire le risque de cancer de la peau
Exposez-vous régulièrement au soleil, cela vous aidera à optimiser votre taux de vitamine D Faites mariner votre viande avec des épices, de la bière ou du vin, ce qui peut réduire la formation de substances cancéreuses pendant la cuisson Consommez des « amidons résistants » (comme des bananes vertes par exemple), qui agiront comme des fibres dans votre organisme

Ils peuvent vous aider à réduire votre risque de cancer du côlon dû à une alimentation riche en viande rouge
Normalisez votre ratio d'acides gras oméga-3 / oméga 6 en consommant de l’huile de krill de haute qualité et en réduisant vos apports d'huiles végétales transformées telles que l’huile de mais, de soja et de canola. Dormez dans le noir complet ; le soir, la lumière annihile votre production de mélatonine, qui a des effets anti-cancer Mangez des oignons, qui sont une excellente source de quercétine aux propriétés anti-cancer ; la quercétine inhibe la croissance des cellules cancéreuses des tumeurs du sein, du côlon, de la prostate, de l’ovaire, de l’endomètre et du poumon
Évitez les toxines environnementales, notamment le perchloroéthylène, une substance chimique cancérigène utilisée pour le nettoyage à sec Évitez les frites et les chips, susceptibles de contenir des taux élevés d'acrylamide cancérigène (un composé qui apparait lorsque les aliments sont cuits à haute température) Consommez des légumes fermentés ; ils sont bénéfiques à votre santé intestinale et le processus de fermentation de la choucroute produit des composés à l'action anti-cancer, tels que des isothiocyanates, des indoles et des sulforaphanes
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