Comment les statines altèrent votre santé cérébrale


Les Statines

En bref -

  • Des dizaines de millions de personnes prennent un traitement à base de statines pour faire baisser leur taux de cholestérol, qui n’a pas d’effet significatif sur le risque de maladie cardiovasculaire;
  • Les statines sont associées à la sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie neuromusculaire dégénérative, connue également sous le nom de maladie de Lou Gehrig ou maladie de Charcot;
  • La principale cause de la plupart des effets secondaires des statines pourrait être un dysfonctionnement de la production d’énergie mitochondriale du aux effets des statines sur les CoQ10.
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Dr. Mercola

Des dizaines de millions de personnes prennent des médicaments pour faire baisser leur taux de cholestérol. La plupart de ces médicaments appartiennent à la classe des statines. Certains médecins commencent même à recommander la prise de statines à des enfants pour contrôler leur taux de cholestérol. Je ne suis absolument pas d'accord.

L’inconvénient des statines est qu’elles traitent les problèmes de cholestérol en surface, d'une façon simpliste. Mais votre corps est un organisme complexe qui utilise le cholestérol chaque jour pour former de nouvelles parois cellulaires, de la vitamine D et des hormones.

Les statines sont des inhibiteurs de la HMG-CoA réductase. Elles agissent en bloquant les enzymes du foie qui produisent naturellement le cholestérol nécessaire aux fonctions corporelles.

Le médicament réduit principalement votre taux de cholestérol total, sans traiter les taux de lipoprotéines de haute densité (HDL), de lipoprotéines de faible densité (LDL), de lipoprotéines de très faible densité (VLDL) ni de triglycérides.

Si votre taux de cholestérol total vous donne une vue d’ensemble, ce n’est pas l’information qui permet d’évaluer votre risque de maladie cardiovasculaire. Il faut en fait comparer vos taux de HDL, LDL, VLDL et triglycérides avec votre cholestérol total.

Les statines peuvent provoquer des maladies neuromusculaires

Les statines sont connues pour provoquer des effets secondaires tels que dommages et faiblesses musculaires. Ce dont on parle moins, c’est du lien potentiel entre les statines et la progression de l'atrophie musculaire qui peut conduire à la sclérose latérale amyotrophique (SLA), également connue sous le nom de maladie de Lou Gehrig ou maladie de Charcot.

Le centre collaborateur de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) pour la pharmacovigilance internationale reçoit des rapports de sécurité à propos des statines et a remarqué, parmi les personnes sous statines, un nombre disproportionné de patients présentant des lésions des neurones moteurs supérieurs.

Le chercheur principal, Ivor Ralph Edwards, est expert en toxicologie, en intoxication aiguë et chronique et en réactions indésirables aux médicaments. Il est aussi conseiller principal du centre de pharmacovigilance de l’OMS d’Uppsala, en Suède, et il explique :

« Nous recommandons l’interruption des essais de statines chez les patients souffrant de maladies neuromusculaires graves, telles que le syndrome de SLA, compte tenu de leurs mauvais pronostics et de la possibilité que la progression de la maladie puisse être stoppée voir même inversée. »

Des chercheurs de l’école de médecine John Hopkins ont indiqué à des patients que, bien qu’ils avaient découvert un lien entre le fait de prendre des statines et le développement d’une maladie autoimmune neuromusculaire rare, cette maladie pouvait être traitée par des stéroïdes et d'autres médicaments immunosuppresseurs.

Les chercheurs ont déclaré qu'il n’y avait aucune raison de craindre ce célèbre et « fantastique médicament ».

Le Dr. Andrew L. Mammen, un neurologue qui traite des patients atteints de myopathies associées aux statines, à l’école de médecine de l’université John Hopkins, est cité dans un communiqué de presse de l’Université John Hopkins : « Les statines ont sauvé d'innombrables vies. Elles diminuent considérablement le risque d’AVC et d'attaques cardiaques. »

Cela laisse entendre que vous devez prendre des statines pour réduire votre risque d'attaque cardiaque et d’AVC, en dépit du risque de développer une maladie neurologique dégénérative qui nécessitera que vous preniez des médicaments pour supprimer votre système immunitaire.

Et cela bien que l’on sache que le cholestérol total n’est pas un indicateur de votre risque global de maladie cardiovasculaire. Je vous conseille d'évaluer sérieusement les risques et les avantages et de réfléchir à vos alternatives, avant de suivre un traitement à base de statines.

Autres effets indésirables des statines

Le Dr. Beatrice Golomb évoque avec moi la manipulation de « preuves scientifiques » et la divulgation de fausses informations à propos des médicaments.

En 2012, le Dr. Golomb a été reconnue pour une étude qu’elle a menée sur les effets indésirables des statines sur les muscles et les tendons, étude qui a révélé que les problèmes musculaires étaient liés à la puissance des statines administrées.

D’autres études appuient le fait que les statines peuvent avoir des effets différents selon les patients, en fonction de leur passé médical, de la statine en question et de la dose prise.

Une recherche de l’école d’hygiène et de médecine tropicale de Londres suggère que les résultats de l’étude ont été soigneusement triés de façon à présenter la société pharmaceutique sous son meilleur jour. D'après le Pacific Standard :

« Les effets secondaires négatifs des statines sont parfois minimisés, et les conclusions peuvent être faussées par les paramètres limités des essais. Voici ce qui a été indiqué à l’issue d'une étude de l’hôpital Scripps Mercy de 2007 :

« L'incidence de la rhabdomyolyse (grave dégradation des muscles squelettiques) provoquée par les statines est plus élevée en réalité que dans les essais contrôlés en raison de l’exclusion de sujets potentiellement sensibles. »

Une autre étude a révélé que 17% des patients souffraient d’effets secondaires tels que des douleurs musculaires, des troubles du système nerveux et des nausées. Deux tiers de ceux ayant rapporté des effets secondaires ont arrêté de prendre les médicaments et environ la moitié ont arrêté au moins temporairement.

Une analyse de littérature, publiée dans le Magazine Américain des Médicaments Cardiovasculaires, a évalué 900 études antérieures portant sur les effets secondaires des statines.

Les effets secondaires sont dose-dépendants, et les risques pour votre santé peuvent être amplifiés par de nombreux facteurs, comme le fait de prendre d'autres médicaments (qui peuvent augmenter la puissance des statines), un syndrome métabolique ou une maladie de la thyroïde. Voici certaines des conséquences possibles d'une prise de fortes doses de statines ou d’une prise sur une période prolongée :

Maux de tête

Troubles du sommeil

Somnolence

Ballonnements

Gaz

Constipation

Éruptions cutanées

Glycémie élevée (diabète de type 2)

Troubles visuels

Douleurs de la vessie

Difficultés à respirer

Sècheresse buccale

Douleurs dans le bas du dos ou sur les côtés

Perte de connaissance

Articulations enflées

Ampoules ou peau qui pèle

Modification du poids

Pertes cognitives

Neuropathie

Anémie

Acidose

Fièvre fréquente

Cataracte

Troubles sexuels

Troubles pancréatiques

Disparition des défenses immunitaires

Polyneuropathie (lésions nerveuses au niveau des mains et des pieds)

Dysfonctionnements du foie

Augmentation du risque de cancer

Dégénérescence musculaire (rhabdomyolyse)

Si vous pensez devoir prendre des statines, vous devez prendre également de l’Ubiquinol ou des CoQ10

Les statines agissent en inhibant les enzymes utilisées par votre foie pour produire du cholestérol. Toutefois, le même mécanisme peut favoriser la suppression du précurseur de la coenzyme Q10 (CoQ10), un antioxydant utilisé par vos mitochondries pour produire de l’énergie. En théorie, lorsque votre corps est carencé en CoQ10, la production d’énergie mitochondriale diminue, ce qui peut provoquer ou accélérer des neuropathies telles que la SLA.
 
Si vous prenez des statines sans prendre de CoQ10 ou de l’ubiquinol qui en est la forme réduite, votre santé peut être sérieusement menacée. C’est malheureusement le cas de la majorité des personnes qui prennent des statines aux États-Unis. La perte d'énergie au niveau cellulaire peut endommager votre ADN mitochondrial et déclencher un cercle vicieux d'augmentation de radicaux libres et de dommages des mitochondries.

Les CoQ10 sont un traitement d'appoint efficace des défaillances cardiaques, information importante quand on sait que les statines peuvent diminuer le fonctionnement de votre muscle cardiaque. Au cours de cette étude, les chercheurs ont constaté que le groupe de contrôle, les personnes qui ne prenaient pas de statines pour protéger leur santé cardiovasculaire, se portaient mieux.

Ils en ont conclu que « D'après l’évaluation par imagerie du strain myocardique, la thérapie à base de statines est associée à la diminution de la fonction myocardique. »

On ne répétera jamais assez l’importance de la fonction de production énergétique des mitochondries. Le Statin Study Group, conduit par le Dr. Golomb, a conclu que le facteur causal sous-jacent de tous les effets indésirables associés aux statines, était le dysfonctionnement de la production énergétique des mitochondries, du à l'interférence des statines.

Après examen des preuves, si vous choisissez de prendre un supplément de CoQ10, il est important de choisir une forme que votre organisme peut assimiler facilement. Les CoQ10 conviennent généralement jusqu’à l’âge de 30 ans. Toutefois, si vous avez plus de 30 ans, vous pouvez envisager de prendre de l’ubiquinol, qui est la forme réduite et bien plus efficace des CoQ10.

Le nombre de particules de LDL est plus important que le cholestérol total

Il est probable que l'objectif de vouloir diminuer le cholestérol ait été une grossière erreur, car un cholestérol total élevé n’est pas une cause de maladie cardiaque, à moins qu’il ne soit supérieur à 300. D’autres facteurs de risque sont bien plus importants. L'un des tests les plus importants que vous puissiez envisager de faire pour déterminer votre risque réel de maladie cardiaque est le NMR LipoProfile, qui mesure votre nombre de particules LDL.

Ce test particulier inclut des marqueurs pour déterminer si vous êtes résistant à l’insuline, ce qui est l’une des principales causes d’un nombre élevé de particules de LDL. Lorsque votre sécrétion d'insuline augmente, votre production de cholestérol en fait autant. Un taux élevé d'insuline, ou une diminution de la sensibilité à l’insuline, sont liés à votre alimentation et à votre activité physique. Voici également deux taux sanguins qui vous en diront plus à propos de votre risque cardiovasculaire :

  • Ratio HDL/Cholestérol total. C’est un test à effectuer à jeun dont le résultat doit être supérieur à 25%. Il compare votre taux de HDL à votre taux de cholestérol total.
  • Le ratio triglycérides/HDL qui doit être inférieur à 2.

Les autorités sanitaires aux États-Unis encouragent les personnes de plus de 20 ans à contrôler leur taux de cholestérol tous les cinq ans. Une partie de ce test concerne le cholestérol total, ou la somme de vos cholestérols sanguins, c’est à dire le HDL, le LDL et le VLDL.

Souvenez-vous qu’il ne s’agit là que de recommandations, car il y a bien plus derrière votre risque de maladie cardiaque que ce qu'un simple chiffre peut vous dire. Ce n’est qu'après que les chercheurs aient compris que le cholestérol total était un mauvais prédicteur de maladie cardiaque que les taux de HDL et de LDL furent mesurés. Ils vous donnent une meilleure idée de ce qui se passe mais ils ne vous montrent pas encore tout.

Améliorez votre taux de cholestérol de façon naturelle

Le seul cas qui justifie vraiment de prendre des médicaments pour contrôler son taux de cholestérol est si l’on souffre d’hypercholestérolémie familiale. Il s'agit d'une maladie génétique, transmise de génération en génération. Elle affecte le taux de LDL dès la naissance, provoquant parfois des crises cardiaques précoces.

Dans les autres cas, le cholestérol peut être contrôlé par différents choix de style de vie et d'alimentation. Le fait est que 75% de votre cholestérol est produit par votre foie, qui est influencé par votre taux d'insuline. Cela signifie que si vous optimisez votre taux d'insuline, vous optimisez également votre taux de cholestérol. Pour réguler votre glycémie, votre sensibilité à l’insuline et votre taux de cholestérol en toute sécurité, il est important de modifier votre alimentation et vos choix de style de vie.

Optimisez votre taux de vitamine D

Une exposition raisonnable au soleil vous aidera à réguler votre taux de cholestérol et à prévenir les maladies cardiaques. Pour avoir une explication complète du processus, consultez mon article « Serait-ce LE facteur caché derrière l’obésité, les maladies cardiaques et la fatigue chronique ?»

Normalisez votre poids et réduisez votre consommation de glucides, en particulier le fructose

Normalisez votre poids en suivant un programme pour éliminer totalement les céréales et les sucres de votre alimentation. Faites particulièrement attention de ne pas consommer plus de 25 grammes de fructose par jour. Ces produits font grimper votre taux d'insuline et entraînent le développement du cholestérol. Idéalement, vous devriez également consommer une bonne proportion de vos aliments crus

Incorporez des aliments sains pour le cœur

Consommez suffisamment d'acides gras oméga-3 d'origine animale de bonne qualité. Parmi les autres aliments sains pour le cœur, on trouve l’huile d’olive, la noix de coco et l’huile de noix de coco, les produits laitiers crus biologiques et les œufs, les avocats, les noix et les graines, et les viandes bio élevées au pâturage.

Bougez plus au quotidien et pratiquez une activité physique régulière

Bien que je recommande vivement de pratiquer des exercices de Peak Fitness, qui optimisent votre production d’hormone de croissance (hGH), les mouvements du quotidien sont peut-être plus importants encore. Idéalement, soyez chaque jour aussi actif que possible. Je vous conseille de rester debout au travail, et d’essayer de marcher le plus possible. En plus de cela, essayez d'adopter un programme d'entrainement complet qui comprenne de la musculation et des exercices de haute intensité

Réduisez votre stress

Chacun de nous fait face au stress dans les vies trépidantes que nous menons. Vous pouvez envisager de gérer vos problèmes émotionnels en utilisant ma technique favorite de gestion du stress, la Technique de Libération Émotionnelle (EFT). Vous pouvez facilement apprendre à utiliser ces techniques à la maison et les pratiquer même lorsque vous êtes à l’extérieur.

Améliorez la qualité de votre sommeil

Un sommeil de qualité vous aide à réduire votre stress, à normaliser votre taux d'insuline et à être efficace tout au long de la journée. Si vous avez du mal à vous endormir ou que vous vous réveillez la nuit, essayez les méthodes décrites dans mon article « Vous voulez une bonne nuit de sommeil ? »Alors voici les choses à ne jamais faire avant de vous coucher. »

Évitez l’excès d'alcool ou de tabac

L’alcool est riche en glucides nets, ce qui affecte votre taux d'insuline. Le tabac a des effets sur votre système artériel, et augmente temporairement votre pression artérielle.

Remplacez les huiles végétales

Remplacez les huiles végétales nocives et les gras trans synthétiques par des graisses saines, telles que huile d'olive, beurre et huile de noix de coco (souvenez-vous que l’huile d’olive doit être utilisée à froid uniquement ; utilisez l’huile de noix de coco pour cuisiner et pâtisser).

Consommez des aliments fermentés

Incorporez des aliments fermentés dans votre alimentation quotidienne. Ils optimiseront non seulement votre flore intestinale, ce qui stimulera vos défenses immunitaires, mais ils introduiront également de bonnes bactéries dans votre bouche. Une mauvaise hygiène bucco-dentaire est un autre indicateur puissant de risque accru de maladie cardiaque.

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