9 super aliments pour booster vos performances intellectuelles

Alimentation santé cérébrale

En bref -

  • Le curry, le céleri, les brocolis, le choux-fleur et les noix contiennent des antioyxdants et d'autres composés qui protègent votre santé cérébrale et peuvent même stimuler la production de nouvelles cellules cérébrales
  • Les bonnes graisses, les myrtilles, la viande rouge, le crabe et les poix chiches sont également d’excellents aliments pour la santé cérébrale
  • Éviter le sucre et les glucides, notamment le gluten, est également un élément fondamental pour protéger votre cerveau
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Dr. Mercola

Si vous pouviez protéger votre cerveau de la dégénérescence, nourrir vos neurones et même booster la production de neurotransmetteurs simplement en consommant davantage de délicieux aliments complets... le feriez-vous ?

Bonne nouvelle pour ceux qui ont répondu oui... il est sans aucun doute possible de booster vos performances intellectuelles grâce à votre alimentation. Et si vous vous demandez quels sont les meilleurs aliments pour votre cerveau, jetez un œil au top 9 ci-dessous.

9 super aliments à favoriser pour vos performances intellectuelles

1. Le curry

Le curry contient du curcuma, une épice qui contient elle-même de la curcumine, un anti-oxydant et anti-inflammatoire. La curcumine est capable de traverser la barrière hémato-encéphalique, ce qui est l'une des raisons qui en fait un agent neuroprotecteur prometteur pour de nombreux troubles neurologiques.

La recherche a montré que la curcumine peut contribuer à inhiber l’accumulation de béta-amyloïdes destructrices dans le cerveau des patients atteints d'Alzheimer, ainsi qu'à détruire les plaques existantes. Il a été démontré que la curcumine stimule également la mémoire et la production de nouvelles cellules cérébrales, processus que l’on appelle la neurogénèse.

Un conseil... certaines poudres de curry ne contiennent que très peu de curcumine par rapport à une poudre de curcuma pure, favorisez donc cette dernière, vous en tirerez un meilleur profit.

2. Le céleri

Le céleri est une riche source de lutéoline, un composé végétal qui peut calmer l'inflammation cérébrale, principale cause de neurodégénérescence. La lutéoline est aussi associée chez la souris à une diminution de la perte de mémoire liée à l’âge. En dehors du céleri, les poivrons et les carottes sont aussi de bonnes sources de lutéoline.

3. Les brocolis et le choux-fleur

Les brocolis et le choux-fleur sont de bonnes sources de choline, une vitamine B connue pour son rôle dans le développement cérébral. Chez l’animal, des apports de choline au cours de la grossesse ont « suralimenté » l’activité cérébrale in utéro, indiquant que la choline pourrait stimuler la fonction cognitive, améliorer l'apprentissage et la mémoire.

Elle pourrait même diminuer la perte de mémoire liée à l’âge ainsi que la vulnérabilité du cerveau aux toxines pendant l’enfance, et même conférer une protection pour la vie future. Les œufs et la viande sont parmi les meilleures sources de choline.

4. Les noix

Les noix sont une bonne source d'oméga 3 d'origine végétale, de phytostérols et d’antioxydants naturels, et il a été démontré qu’elles inversent le vieillissement cérébral chez les vieux rats. Le DHA en particulier, est un type d'acide gras oméga-3 dont il a été prouvé qu'il stimule la fonction cérébrale et qu’il favorise même la guérison du cerveau, bien que les sources d’oméga-3 d'origine animale, comme le krill, en contiennent davantage que les noix.

5. Le crabe

Une portion de crabe contient plus que vos besoins journaliers en phénylalanine, un acide aminé qui aide à fabriquer la dopamine, un neurotransmetteur, l’adrénaline, qui stimule le cerveau, la noradrénaline et les hormones thyroïdiennes, et peut contribuer à lutter contre la maladie de Parkinson. Le crabe est aussi une excellente source de vitamines B12, qui stimulent le cerveau.

6. Les pois chiches

Les pois chiches sont l'une des meilleures sources alimentaires de magnésium (en dehors du varech et des légumes verts feuillus). Le citrate de magnésium aide les récepteurs des cellules cérébrales à accélérer la transmission des messages, tout en relaxant les vaisseaux sanguins, ce qui augmente l’afflux sanguin vers le cerveau.

7. La viande rouge

La viande rouge, notamment le bœuf nourri au pâturage, est une excellente source de vitamine B12, essentielle à une bonne fonction cérébrale. Les personnes présentant de fortes carences en vitamine B12 sont plus susceptibles d'obtenir des résultats faibles aux tests cognitifs et d'avoir un plus petit volume cérébral total, ce qui suggère qu’un manque de vitamine peut entraîner un rétrécissement du cerveau.

8. Les myrtilles

Les antioxydants et autres composés phytochimiques contenus dans les myrtilles sont associés à une amélioration de l’apprentissage, de la pensée et de la mémoire ainsi qu'à une réduction du stress oxydatif neurodégénérescent. Elles sont également relativement pauvres en fructose, ce qui en fait des fruits particulièrement sains.

9. Les bonnes graisses

Parmi les graisses bénéfiques dont votre corps - et votre cerveau en particulier - a besoin pour fonctionner de façon optimale, on trouve par exemple le beurre cru bio, le beurre cru clarifié bio (à base de lait de vaches élevées au pâturage), les olives, l’huile d'olive vierge bio et l’huile de noix de coco, les noix de pécan et de macadamia, les œufs de plein air, le saumon sauvage d’Alaska et les avocats.

Ce qu’il faut ÉVITER de manger pour conserver une fonction cérébrale saine

Nous avons mentionné certains des aliments les plus sains pour votre cerveau, mais il est tout aussi important de savoir quels aliments éviter. Le Dr. David Perlmutter - d'après moi probablement le meilleur neurologue et praticien en médecine naturelle des États-Unis - nous donne son point de vue sur la façon de protéger votre santé cérébrale et même de prévenir la maladie d’Alzheimer grâce à une stratégie diététique clé : éviter le sucre et les glucides, notamment le gluten.

La sensibilité au gluten est impliquée dans la plupart des maladies chroniques, y compris celles qui affectent le cerveau, car le gluten affecte le système immunitaire. Malheureusement la plupart des gens croient encore, les médecins y compris, que tant que vous n’êtes pas atteint de la maladie cœliaque, le gluten n’est pas une menace et vous pouvez en consommer autant que vous le souhaitez. Toutefois, nous sommes pratiquement tous affectés à un certain degré.

Car nous fabriquons tous dans nos intestins une substance appelée zonuline en réponse au gluten. Les protéines de gluten, que l’on trouve dans le blé, l’orge et le seigle, rendent vos intestins plus perméables, ce qui permet aux protéines non digérées et au contenu des intestins, comme les bactéries, de pénétrer dans le sang alors que cela ne devrait en principe pas se produire. Cela sensibilise ensuite votre système immunitaire et favorise l’inflammation et l’auto-immunité.

Dès lors que le gluten a perturbé la perméabilité de vos intestins, ils commencent à « fuir » et toutes les protéines qui en étaient auparavant exclues - dont la caséine et d'autres protéines de lait - pénètrent directement dans le sang, perturbant le système immunitaire et contribuant à la perte d’auto-tolérance, la définition même de l'auto-immunité.

Selon le Dr. Perlmutter, la majorité du fardeau de la maladie, y compris les maladies cérébrales, provient du fait que nous contaminons notre système immunitaire avec des protéines auquel le système immunitaire humain n’avait encore jamais été exposé, dans toute l’histoire de l’humanité. Pour en savoir plus, je vous recommande vivement le livre du Dr. Perlmutter, un best-seller de la liste du New York Times, Ces glucides qui menacent notre cerveau.

Un style de vie sain pour un cerveau sain

Votre cerveau n’est pas « programmé » pour rétrécir et défaillir inévitablement en vieillissant. Nous savons aujourd'hui que chacune de vos actions - que ce soit le sport, votre alimentation, les suppléments que vous prenez, vos relations, votre état émotionnel, vos habitudes de sommeil - tous ces facteurs influencent énormément votre expression génétique, à chaque instant. Ce qui influe sur votre santé globale et vos risques de contracter des maladies.

Voici certaines des habitudes de vie qui favorisent la neurogénèse et la régénération de cellules cérébrales. Toutes ces stratégies visent une voie génétique spécifique, le BDNF, ou facteur neurotrophique issu du cerveau, qui favorise la croissance des cellules cérébrales et la connectivité, comme le démontrent les examens IRM.

  • Pratiquez une activité physique. L'activité physique entraine des changements biochimiques qui renforcent et renouvellent non seulement votre corps mais aussi votre cerveau - en particulier des zones associées à la mémoire et à l'apprentissage.
  • Réduisez votre consommation calorique globale, en pratiquant notamment le jeûne intermittent.
  • Réduisez votre consommation de glucides, notamment de sucres et de céréales.
  • Augmentez votre consommation de bonnes graisses.
  • Augmentez vos apports d'acides gras oméga-3 et réduisez votre consommation d'acides gras oméga-6 (pensez aux huiles végétales raffinées) pour équilibrer votre ratio oméga-3/oméga-6. En l'occurrence je préfère l’huile de krill à l’huile de poisson, car l'huile de krill contient aussi de l'astaxanthine, qui se montre particulièrement bénéfique pour la santé du cerveau. Comme l’explique le Dr. Perlmutter, elle appartient à la classe des caroténoïdes et est très « axée » sur la réduction des dommages provoqués par les radicaux libres sur les graisses, et votre cerveau est composé à 60%, voir 70% de graisses.