Messieurs, attention : ces médicaments peuvent faire évoluer une hypertrophie de la prostate en cancer

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Cancer de la prostate

La santé de la prostate est extrêmement importante pour les hommes, j’espère donc que mes lectrices partageront ces informations avec les hommes de leur entourage.

Fort heureusement, il existe des méthodes simples et efficaces qui peuvent réduire de façon significative les risques d'avoir des problèmes de prostate, tels qu’une hypertrophie ou un cancer de la prostate, et j’évoque ici ces méthodes avec le Dr. Rudi Moerck, qui connait bien l’industrie pharmaceutique et est un expert en chimie des compléments alimentaires.

L’importance de maintenir la prostate en bonne santé

Bien qu'avec l’âge, et particulièrement après 60 ans, la santé de la prostate devienne de plus en plus importante, il est utile de s’en préoccuper de bonne heure.

Bien qu’il soit possible de réparer les dommages, l’idéal est bien entendu d'éviter tout problème. Par ailleurs, vous devez être informé des graves effets secondaires potentiels des médicaments généralement prescrits pour traiter l'hypertrophie de la prostate.

Voici ce qu’explique le Dr. Moerck : « Les médecins l’appellent ‘l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP)’. Le mot « bénigne » est très important car cela signifie qu'il ne s'agit pas d'un cancer de la prostate. Il s'agit simplement d’une augmentation du volume de la prostate.

Il existe de nombreux médicaments sur le marché pour traiter cette affection ; leurs fabricants ont dû récemment appliquer sur certains d’entre eux des étiquettes d'avertissement, pour indiquer qu'ils risquaient de faire évoluer une hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) en cancer de la prostate… certains de ces traitements peuvent effectivement augmenter le [risque] de cancer ou le rendre beaucoup plus agressif. »

Voici une perspective réellement inquiétante. D'après le Dr. Moerck, vous devez cependant également être prudent s'agissant des compléments alimentaires, car ils sont susceptibles, tout comme les médicaments, de nourrir le cancer de la prostate ; il est donc important de demander conseil à un professionnel.

Les traitements conventionnels de l’hypertrophie de la prostate

Les deux principaux types de médicaments prescrits pour traiter l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP, ou hypertrophie de la prostate) appartiennent à deux classes thérapeutiques :

  1. Les alpha-bloquants
  2. Les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase

Les alpha-bloquants détendent les muscles lisses, comme ceux de la vessie et de la prostate. Flomax, Hytrine, Cardura et Rapaflo sont des médicaments qui appartiennent à cette catégorie. Bien que les alpha-bloquants puissent contribuer à améliorer le flux urinaire, ils ne réduisent PAS la taille de la prostate.

L'autre classe thérapeutique, les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase, comprend des médicaments tels que l’Avodart et le Proscar. La glande prostatique contient une enzyme, la 5-alpha-réductase, qui convertit la testostérone, une hormone mâle, en dihydrotestostérone (DHT), une hormone androgène. C’est la DHT qui stimule votre prostate.

Les médicaments de cette classe thérapeutique inhibent les 5-alpha réductase, et bloquent donc la conversion de la testostérone en DHT. Ils peuvent donc effectivement contribuer à diminuer la taille de la prostate, mais comme nous l'avons expliqué, ces médicaments présentent des risques importants, car ils sont également susceptibles d'augmenter votre risque de développer un cancer de la prostate.

Le chou palmiste pour préserver la santé de la prostate

L’hypertrophie et le cancer de la prostate ne sont pas provoqués par la testostérone, mais par un excès de DHT. C’est à ce niveau que le chou palmiste peut agir, et faire une grande différence.

D'après le Dr Moerck, la littérature médicale comprend une centaine d’études cliniques sur le chou palmiste. L’un des premiers traitements du marché pour la prostate, aux États-Unis, était d'ailleurs à base de chou palmiste. Il était distribué par la société Eli Lilly, au début des années 1870.

« Les mécanismes d'action du chou palmiste ne sont pas tout à fait clairs », explique le Dr. Moerck. « Nous ne faisons certainement pas de revendication d'application thérapeutique, mais il existe des preuves anecdotiques qui suggèrent une diminution de la conversion de testostérone en dihydrotestostérone, et les hommes qui prennent du chou palmiste ont donc un taux de testostérone légèrement plus élevé dans l’organisme... Ce qui est une bonne chose...

Il s’avère que si vous n'avez pas suffisamment de testostérone dans le corps, cela peut entrainer toutes sortes de problèmes, tels qu'une prise de poids, le développement de la poitrine, et des problèmes urinaires. Le chou palmiste, seul ou en association avec des graines de courges ou du lycopène, est donc une option intéressante... Cela vaut vraiment la peine de l’essayer. »

Je suis d'accord avec le Dr. Moerck.

Cela vaut vraiment la peine de tester un complément alimentaire de bonne qualité, à base de chou palmiste par exemple, avant de recourir à un médicament, si l’on considère les sérieux avertissements à propos de certains de ces traitements.

Bien entendu, certains médicaments n’augmentent pas le risque de cancer, mais ceux-là ne diminuent pas la taille de la prostate, ils ne font qu’atténuer les symptômes. Par ailleurs, tous les médicaments présentent leur lot d’effets secondaires potentiels.

(Gardez à l’esprit qu’un médicament présente aujourd'hui en moyenne 70 effets secondaires ! Veillez donc à lire attentivement les notices et à passer en revue la liste des effets secondaires de tout médicament avant d’y avoir recours.)

Quant au chou palmiste, il n’augmente pas le risque de cancer de la prostate. Il le réduit. Et si votre organisme n’en a pas besoin, il ne vous fera aucun mal. Si vous décidez de prendre un complément, il est très important de faire attention à la marque que vous choisissez.

Comme je l’explique ci-après, la plupart des produits vendus dans le commerce n’ont pas grand intérêt, car ils sont fabriqués avec la forme inactive de la plante.

Les dosages, et comment reconnaitre un complément de chou palmiste de bonne qualité

Le Dr. Moerck recommande une dose journalière de 320 mg d'huile de chou palmiste (extraction au CO2 supercritique). La qualité est toutefois extrêmement importante. Le chou palmiste est un complément efficace, mais uniquement s'il provient d'une source de très bonne qualité !

Vous devez vous procurer une huile de chou palmiste extraite au CO2 supercritique. Cette huile peut être obtenue de trois façons différentes :

1. Par extraction avec de l’éthanol ou de l’alcool (une huile plus sombre qui contient néanmoins certains micronutriments, comme la chlorophylle)

2. Par extraction à l’hexane (une huile jaune ressemblant à de l’huile de maïs, qui ne contient aucun micronutriment. Elle peut contenir des résidus d’hexane, qui sont toxiques)

3. Par extraction au CO2 supercritique

La meilleure qualité d'huile est obtenue par cette troisième technique, qui emploie du dioxyde de carbone liquide et une pression très élevée pour extraire l’huile des baies. D'après le Dr. Moerck, l’extraction au CO2 supercritique est la méthode la plus propre que nous connaissions aujourd'hui, mise à part la consommation de l'aliment lui-même.

Par ailleurs, plus la pression utilisée est élevée, plus l’huile conserve de micronutriments, tels que la lutéine, le lycopène, la zéaxanthine, et la chlorophylle.

Les meilleures huiles sont les huiles de chou palmiste bio, extraites par CO2 supercritique, qui sont d'une couleur verte très foncée. Seules une ou deux marques sur 20 offrent une telle qualité. Viennent ensuite sur la liste :

Les huiles extraites à haute pression ou ultra-haute pression (d'une couleur rose)

Les huiles supercritiques

Les huiles extraites à basse pression (de couleur jaune)

Bienfaits synergiques du chou palmiste et d'autres nutriments

Les données suggèrent également que certains nutriments pourraient, par un effet synergique, augmenter les bienfaits du chou palmiste.

« De nombreux nutriments sont traditionnellement utilisés », explique le Dr. Moerck. « Parmi eux, il en est un excellent : l’huile de pépins de courge bio... elle est légèrement moins efficace que le chou palmiste [seul]... car elle a un mécanisme d'action différent... »

Toutefois, si vous achetez un produit combiné, sachez que l’huile de chou palmiste est bien plus coûteuse que l’huile de pépins de courge. Certains compléments contiennent donc principalement de l’huile de pépins de courge et très peu d'huile de chou palmiste, et sont donc beaucoup moins efficaces. Souvenez-vous que le minimum, en termes de dose quotidienne, est de 320 mg d’huile de chou palmiste.

« Je n'irais pas au-delà de deux fois cette dose », explique le Dr. Moerck. « Je dois également ajouter que les acides gras contenus dans l’huile de chou palmiste sont des acides gras libres. Ils sont très acides. Si vous en prenez trop, ils pourraient provoquer des maux d’estomac. Je conseille de prendre le complément au cours des repas... »

Ne prenez pas votre complément de chou palmiste à jeun, car c’est un produit liposoluble qui nécessite donc un peu de graisse pour être assimilé. Je conseille de le prendre avec des œufs, car ils contiennent des phospholipides qui favorisent l’absorption des nutriments liposolubles.

L'autre nutriment qui fonctionne bien avec le chou palmiste est le lycopène, et de nombreuses données indiquent que le lycopène est bénéfique pour la santé de la prostate. Les tomates en sont une excellente source, y compris la sauce tomate organique, non sucrée.

Des études sur les animaux ont montré que parmi tous les caroténoïdes, le lycopène est le seul qui s'accumule dans la prostate, et cela a été vérifié également chez l’homme.

« La prostate est un organe très important. Il se trouve que les voies urinaires la traversent en plein milieu. Lorsque votre prostate commence à grossir ou à enfler, le flux urinaire est donc gêné... Il existe d’excellents rapports indiquant que le lycopène peut être efficace contre ce problème », explique le Dr. Moerck.

« C’est un nutriment qui est également étudié dans le cadre de la prévention du cancer de la prostate. Je n’affirme rien à ce propos. Je dis simplement qu’il est étudié dans cette optique, et je vais surveiller cela. C’est très intéressant. »

Il existe un troisième nutriment, dont il a été démontré qu'il offre une protection significative contre le cancer de la prostate. Il s'agit de la vitamine K2. En règle générale, je ne recommande pas la prise de nombreux compléments, mais la vitamine K fait partie de ceux que vous pouvez sérieusement envisager de prendre, car de nombreuses personnes en ont un apport quotidien insuffisant par leur alimentation.

L’importance de la vitamine D pour la santé de la prostate

Pour vous protéger du cancer de la prostate, vous devez également optimiser votre taux de vitamine D, idéalement en exposant régulièrement votre peau nue au soleil. Les données montrent que la vitamine D pourrait être l’une des plus importantes variables associées à un faible risque de cancer de la prostate.

Fort heureusement, l’impact de la vitamine D sur votre risque de cancer est de mieux en mieux documenté, et il existe aujourd'hui plus de 800 études scientifiques qui confirment le lien entre la carence en vitamine D et de nombreux types de cancers, y compris le cancer de la prostate.

D'après une étude de 2005, par exemple, les hommes dont le taux sérique de vitamine D est élevé ont deux fois moins de risques de développer une forme agressive du cancer de la prostate que ceux qui en ont un taux plus faible.

Une autre étude, publiée il y a deux ans, a découvert que les hommes dont le taux sérique de vitamine D est élevé ont sept fois MOINS de risques de mourir d'un cancer de la prostate que ceux qui en ont un taux plus faible.

Une simple prise de sang permet de vérifier votre taux de vitamine D. Toute valeur en-dessous de 20 ng/ml est considérée comme une carence grave, qui augmente les risques de cancers du sein et de la prostate, et de maladies auto-immunes telles que la sclérose en plaque et l'arthrite rhumatoïde.

La valeur OPTIMALE souhaitable se situe entre 50 et 70 ng/ml. Toutefois, de précédentes études ont suggéré qu’un taux légèrement plus élevé, de 70 ng/ml, pourrait être optimal en prévention du cancer.

Si vous ne pouvez pas vous exposer régulièrement au soleil, vous pouvez envisager d'utiliser une cabine de bronzage sûre ou un complément de vitamine D3 par voie orale. Toutefois, sachez que si vous prenez un complément, il est très important de faire vérifier votre taux régulièrement pour être sûr qu'il reste dans une fourchette thérapeutique.

Des exercices pour votre corps… et pour votre prostate

L’exercice est un autre facteur important pour la santé de la prostate. Il est important de faire de l’exercice, en particulier en prenant de l’âge.

« Par ailleurs... Ayez des rapports sexuels régulièrement, car cela fait travailler la prostate, » conseille le Dr. Moerck. « C’est un sujet délicat... [Et] chez les personnes âgées, cela peut devenir un problème en raison de l'absence de partenaire, entre autres.

Mais c’est un sujet auquel tous les hommes devraient penser... Je recommande d'avoir des relations sexuelles régulièrement, quel que soit votre âge. Ma recommandation est d'au moins un rapport par semaine. Sans doute deux par semaine chez les personnes plus âgées. »

L’une des raisons pour lesquelles des relations sexuelles régulières sont importantes pour la santé des hommes, c’est que non seulement cela fait travailler leur prostate, mais par ailleurs, lorsqu'un homme n’a pas une activité sexuelle régulière, le sperme et d'autres fluides sont réabsorbés par son organisme. À termes, cela peut provoquer des troubles immunologiques.

Recommandations diététiques pour la santé de la prostate

L'alimentation est un autre facteur qui peut avoir un impact important sur la santé de la prostate. L'idéal est de manger bio, dans la mesure du possible (et de préférence des aliments crus).

Les fruits et légumes riches en vitamines, en caroténoïdes et en lycopènes font partie des aliments qui favorisent la santé de la prostate. Une étude de 2009 a identifié les aliments suivants comme étant particulièrement bénéfiques pour la prévention du cancer de la prostate :

  • Les tomates
  • Le chou-fleur
  • Les brocolis
  • Le thé vert

Limitez autant que possible votre consommation de glucides, tels que le sucre, le fructose et les céréales, afin de maintenir un taux d'insuline optimal, ce qui contribuera à réduire votre risque de cancer en général.

Les viandes transformées ou grillées au barbecue à charbon, les produits laitiers pasteurisés, et les gras trans, sont corrélés à un risque accru de cancer de la prostate et doivent également être évités.

Des méthodes de dépistage du cancer de la prostate plus sûres

Le cancer de la prostate est le type de cancer le plus courant chez les américains, en dehors du cancer de la peau. Les méthodes de dépistage conventionnelles du cancer de la prostate comprennent une biopsie. Toutefois, cette pratique fait depuis peu l’objet d'une attention particulière, en raison des risques accrus d'infections du sang, difficiles à traiter, qu’elle engendre.

Le Dr. Moerck conseille d'avoir recours au test classique de dépistage de l’hypertrophie de la prostate, qui est un simple examen physique. Il recommande également l’utilisation de matériel médical qui n’emploie pas de radiations, comme les échographies ou les IRM.

Si on vous a diagnostiqué un cancer de la prostate, les traitements conventionnels comprennent la chirurgie, pour procéder à l’ablation de la glande prostatique, ou la radiothérapie. Ces méthodes peuvent en fait s’avérer inutiles pour la plupart des hommes qui sont atteints d'un grade faible de la maladie.

Le cancer de la prostate se développe généralement lentement, et le taux de survie à cinq ans pour tous les stades du cancer de la prostate est de 99 %, le taux de survie à 10 ans est de 91 % et le taux de survie à 15 ans est encore de 76 %.

C’est donc une maladie qui peut tout à fait être gérée... à condition de faire les changements d'hygiène de vie nécessaires. L'idéal serait de prendre soin de la santé de votre prostate très tôt - évitez d'attendre vos 60 ans.

Le Dr. Moerck recommande de prendre un complément de chou palmiste au plus tard à partir de 50 ans, même si vous n'avez aucun problème. Choisir un complément de chou palmiste de bonne qualité, et suivre les conseils d’hygiène de vie évoqués plus haut, peut vous permettre tout simplement d’éviter tout problème de prostate.

+ Sources et Références