Les couches, les serviettes hygiéniques et les tampons regorgent de substances chimiques toxiques

serviettes hygiéniques

En bref -

  • Les études montrent que les couches, les tampons et les serviettes hygiéniques regorgent de composés organiques volatiles (COV) et de phtalates, connus pour leurs effets nocifs sur la santé, et susceptibles d’être absorbés très facilement par l’organisme, car ils sont au contact de membranes perméables, à une température proche de 30°C (100°F)
  • À usage interne, les tampons représentent un accès direct au sang pour les contaminants, notamment des dioxines, des furanes et des résidus de pesticides; la plupart des fibres de coton utilisées sont génétiquement modifiées, et si les risques ne sont pas connus, il est probable qu’insérer du coton génétiquement modifié dans votre vagin plusieurs fois par mois, revient au même que d'ingérer des aliments génétiquement modifiés
  • Les tampons créent un environnement favorable au développement des bactéries ; les micro déchirures de la paroi vaginale peuvent permettre aux bactéries de pénétrer dans votre organisme et de s’y accumuler, augmentant votre risque de syndrome du choc toxique
  • En optant pour ma ligne de produits d'hygiène féminine « Premium Personal Care », ou pour des couches pour bébé en coton biologique, vous pouvez réduire votre exposition globale aux produits chimiques connus pour s'accumuler dans l’organisme et pour provoquer, à long terme, de graves problèmes de santé
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Les femmes réfléchissent rarement à la façon dont sont fabriqués les produits d'hygiène féminine. S’il est indiqué ‘coton’ sur l’emballage, la plupart pensent automatiquement que le produit est sans danger.

Les produits d'hygiène féminine étant classés comme dispositifs médicaux, les fabricants n’ont pas l’obligation de révéler les matériaux utilisés pour leur fabrication.

La FDA (Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux) règlemente uniquement la capacité d'absorption des tampons, ils sont donc tous soumis aux mêmes directives.

Les produits chimiques, parfums et matières plastiques utilisés dans la fabrication des produits n'ont pas à être révélés. Cependant, ces produits sont placés directement contre votre peau, le plus grand organe de votre corps, et également le plus fin.

Ce sont moins de 2,5 mm qui séparent votre organisme de sources potentielles de toxines. Pire encore, la peau située à proximité du vagin est extrêmement perméable.

Les tampons, les serviettes hygiéniques et les couches, pollués aux phtalates et aux COV

Une récente étude, publiée dans la revue Reproductive Toxicology, confirme les résultats d'une précédente étude de 2014, qui révélait que l’industrie des produits d'hygiène féminine vendait des produits contenant des substances chimiques nocives, notamment des pesticides, des parfums, des colorants et des conservateurs.

Au cours de cette récente étude, les chercheurs ont détecté trois composés organiques volatiles (COV) et quatre types de phtalates dans des serviettes hygiéniques et dans des couches pour bébé.

L'air à l’intérieur des emballages a également été analysé, et contenait jusqu’à 5,9 parties par milliard (ppb) de COV.

Les chercheurs ont constaté des différences considérables d'une marque à l'autre, dans les quantités de COV et de phtalates.

Les chercheurs et les militants pensent que cela révèle une faille importante dans la règlementation des couches pour bébé, et est caractéristique de la gêne des sociétés face au sujet de la santé reproductive des femmes.

Les serviettes hygiéniques et les couches sont faites de matières plastiques synthétiques, et si l’étude n'a pas nommé les marques testées, on sait que les produits provenaient du Japon, de Finlande, de France, de Grèce et des États-Unis.

Les chercheurs ont trouvé les COV suivants : du chlorure de méthylène dans deux marques de serviettes hygiéniques, du toluène dans neuf marques, et du xylène dans les 11 marques testées.

S’agissant des phtalates, ils en ont trouvé deux types dans les 11 marques de serviettes hygiéniques, ainsi que dans les quatre marques de couches testées. Les quatre marques de couches contenaient également du toluène et du xylène (des COV).

Alexandra Scranton, qui n'a pas pris part à l’étude, souligne qu’il existe des différences importantes entre les marques, en termes de quantités de composés détectées.

Elle pense que ces différences prouvent qu'il existe de nombreuses façons de fabriquer des serviettes hygiéniques et des couches, et que quelque chose est fait intentionnellement, au cours de leur fabrication, pour augmenter les taux de toxines.

Les femmes sont exposées aux toxines pendant au moins 7,5 années de leur vie

Utilisés de façon interne, les tampons sont un accès direct au sang pour les produits chimiques.

Le rapport de 2014 de l’association Women’s Voice of the Earth (Les voix des femmes pour la Terre), indique que les chercheurs ont découvert que les tampons pouvaient renfermer des contaminants tels que des dioxines, des furanes et des résidus de pesticides, ainsi que des polymères fondus, des matières super-absorbantes et des fibres durcies chimiquement.

Selon le nombre d'heures pendant lequel une femme porte ses tampons, la durée totale au cours de sa vie, pour les 16.000 tampons en moyenne qu’elle aura utilisée, peut atteindre 7,5 à 10 ans.

Une durée phénoménale quand il s'agit de placer des produits fabriqués à partir de substances chimiques toxiques, directement contre des membranes perméables.

L'objectif des fabricants est de fabriquer des produits hautement absorbants à faible coût, pour satisfaire leurs clientes tout en augmentant leurs profits.

Cet objectif a abouti, en définitive, au syndrome du choc toxique (SCT), une complication qui fait suite à une infection à Staphylocoque ou à Streptocoque.

Le syndrome du choc toxique

Les tampons contiennent à l’heure actuelle un mélange de coton, de rayonne et de fibres synthétiques.

La majeure partie du coton est génétiquement modifiée, et bien que les risques ne soient pas identifiés, insérer du coton GM dans votre vagin plusieurs fois par mois est probablement comparable à l’ingestion d'aliments génétiquement modifiés.

Sa contamination par des pesticides et par de nombreux produits chimiques et sous-produits non révélés, contribue également au risque d’exposition aux toxines.

Il est important de garder à l’esprit que, quels que soient les matériaux dont ils sont faits, les tampons créent un environnement favorable au développement des bactéries, et génèrent des microdéchirures sur les parois vaginales qui permettent aux bactéries de pénétrer dans votre organisme et de s'y accumuler. Le SCT peut être mortel, et il n’est pas prévisible.

Découvrez quels sont les autres composants mystérieux des tampons, pourquoi les tampons sont blancs, comment identifier les symptômes du SCT, et comment réduire vos risques d’en être victime, dans mon article « Hausse du nombre de syndromes du choc toxique associés aux tampons ».

Les bébés exposés aux toxines par les fabricants de couches

(Vidéo en anglais)

Le Dr. Leo Trasande, professeur aux départements de pédiatrie, de médecine environnementale et de la santé des populations à l’Université de New-York, et avant-gardiste renommé en matière de santé environnementale des enfants, commente les effets de ces substances chimiques dans cette courte vidéo (il n'a pas pris part à l’étude).

Des échantillons de couches pour bébé ont récemment été collectés pour l’étude en question, et indiquent que la préoccupation s'agissant des phtalates dans les jouets, n’est pas encore appliquée à la fabrication des couches.

Le Dr. Trasande pense que très peu d’études se sont intéressées à l’exposition des bébés à ces substances chimiques, mais souligne que l’exposition directe des parties génitales est inquiétante, car il a été démontré que les phtalates inhibent la production de testostérone, des hormones sexuelles mâles.

Les phtalates sont également associés à des troubles du développement des parties génitales chez les garçons exposés en période prénatale.

Bien que les défenseurs de la santé réclament depuis des années une réglementation plus stricte pour les couches pour bébé, elles ne sont pas considérées par la FDA comme des dispositifs médicaux, et les fabricants n’ont donc pas à leur faire subir de tests médicaux pour prouver leur innocuité.

Le coût de l’utilisation de couches jetables ne s'arrête pas là. On estime qu’un bébé aura besoin de 6.500 à 10.000 couches avant son apprentissage de la propreté, vers l’âge de 30 mois.

Ceci peut représenter près de 3.000 dollars par enfant si vous utilisez des couches et des lingettes jetables.

L’exposition aux COV et aux phtalates a des conséquences à court et à long terme sur la santé

Nombre des odeurs que l’on associe à une nouvelle moquette, à une voiture neuve, et à certains produits de nettoyage, témoignent clairement que ces produits libèrent des COV toxiques, associés à des maux de tête, des nausées, des problèmes nerveux et des irritations des yeux, du nez et de la gorge.

À long terme, l’exposition aux COV a été associée à une augmentation du risque de cancer au cours d’études animales, et elle est liée à une déficience de la fonction pulmonaire chez l’homme.

Malheureusement, ces substances chimiques sont présentes non seulement dans les tampons, les serviettes hygiéniques et les couches, mais également dans les produits de maquillage, les parfums et les plastiques.

En d'autres termes, les COV sont présents dans de nombreux produits que vous utilisez probablement tous les jours, et contribuent à un problème croissant de pollution intérieure qui peut être aussi dangereuse, voire plus dangereuse que la pollution extérieure.

Au cours d'une étude ayant porté sur plus de 6.000 participants, les chercheurs ont constaté que les femmes qui utilisaient des produits détergents du commerce ne serait-ce qu’une fois par semaine pendant 20 ans, présentaient une accélération du déclin de la fonction pulmonaire équivalente à celles qui avaient fumé un paquet de cigarettes par jour pendant 20 ans.

Les phtalates sont des perturbateurs endocriniens, et ils sont présents partout : des produits cosmétiques aux rideaux de douche, en passant par l'alimentation et les produits ménagers.

Ils servent à assouplir les plastiques et à les rendre plus résistants, mais ne sont pas fortement liés aux produits. Sous l’effet de la chaleur, ils ont tendance à s’en dissocier et à se disperser.

Les tampons et les couches augmentent votre risque d’exposition, car ils passent de nombreuses heures près du corps, à une température proche de 30°C (100°F).

Envisagez d'utiliser des applicateurs réutilisables et des protections en coton biologique

Opter pour le coton biologique lorsque vous avez vos règles, et pour les couches de votre bébé, réduit votre exposition aux substances chimiques omniprésentes, connues pour s'accumuler dans l’organisme et provoquer de graves problèmes de santé.

En réduisant votre exposition, vous réduisez potentiellement votre risque de maladie.

En plus des phtalates, dioxines, furanes, COV et nombreux autres produits chimiques qu'ils contiennent, les produits sont aussi blanchis. Il est inutile de prendre des risques avec des matériaux douteux.

Ma ligne de produits d'hygiène féminine « Premium Personal Care » se compose de tampons, de protèges-slips et de serviettes hygiéniques en coton biologique, sans chlore, sans matériaux synthétiques, et sans parfums.

Envisagez également d'opter pour des couches en tissu biologique pour votre bébé. C’est une solution idéale pour faire des économies, réduire les déchets et éviter de nombreux allers-retours au supermarché.

Les couches réutilisables à poche ont un revêtement extérieur imperméable, et sont conçues pour recevoir une garniture en chanvre, ce qui vous permet d'adapter leur capacité d'absorption.

Les couches en tissu biologique sont respectueuses de l’environnement, durables et polyvalentes.