Les fruits de mer peuvent remédier à de nombreuses carences

Fruit de mer

En bref -

  • L'acide docosahexaenoïque (DHA) et l’acide eicosapentaenoïque (EPA) sont des acides gras d’oméga-3 à chaînes longues, qui se trouvent dans des poissons gras d’eaux froides, comme le saumon sauvage d’Alaska, les sardines, les anchois et d’autres créatures marines comme le krill
  • La DHA et l’EPA sont des éléments structurels fondamentaux des cellules ; ils ne sont pas juste du carburant. Si vous manquez de DHA et d’EPA, votre corps n’est plus capable de réparer les structures cellulaires en de les maintenir bon état
  • L’indice d’oméga-3 est exprimé en pourcentage de tous les acides gras dans les membranes des globules rouges. Selon les recherches la quantité idéale d’oméga-3 est entre 8% et 12%
  • Les données suggèrent que les carences en oméga-3 sont plus répandues qu’on pense. Parmi les premiers135 participants au projet de test domestique sur l’action de la vitamine D* plus de l’oméga-3, 85% d’entre eux montraient un indice d’oméga-3 en-dessous de 8%, ce qui les expose à des importants problèmes de santé
  • Des recherches récentes suggèrent que de nombreuses carences peuvent être dissipées en mangeant plus de fruits de mer, et de réserver plus de pêche locale pour la population locale au lieu de l’exporter
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Dr. Mercola

L'acide docosahexaenoïque (DHA) et l’acide eicosapentaenoïque (EPA) sont des acides gras d’oméga-3 à chaînes longues, qui se trouvent dans des poissons gras d’eaux froides, comme le saumon sauvage d’Alaska, les sardines, les anchois et d’autres créatures marines comme le krill.

Il est fortement recommandé de tester aussi bien votre taux de vitamine D ainsi que votre taux d’oméga-3 au moins une fois par an, car si vous manquez de ces nutriments vitaux, ce qui peut causer des problèmes pour votre santé à plus d’un titre.

Une des raisons pour laquelle les DHA et les EPA sont essentielles, c’est parce que sont des éléments structurels fondamentaux des cellules ; ils ne sont pas juste du carburant. Si vous manquez de DHA et d’EPA, votre corps n’est plus capable de réparer les structures cellulaires en de les maintenir bon état.

Les oméga-3 d’origine marine protègent le cœur

Les oméga-3 d’origine marine sont particulièrement importants pour la santé du cœur. Selon une analyse de 19 études publiée en 2016, il s’est avéré que des taux élevés de DHA réduisent le risque de subir une crise cardiaque fatale de 10%. Et ceci indépendamment des facteurs comme l’âge, le sexe, l’appartenance ethnique, le diabète et la prise d'aspirine ou d’autres médicaments contre le cholestérol.

D’autres études ont aussi démontré que si les acides oméga-3 sont pris après une crise cardiaque, elles augmentent considérablement les chances de survie. Une grande étude italienne a découvert que des personnes qui ont survécu à une crise cardiaque et qui prenaient 1 g d’oméga-3 par jour pendant 3,5 ans montraient une réduction du risque de décès, d’une autre crise cardiaque et d’un AVC « importante du point de vue clinique et significative en termes de statistique ». Les acides gras d’oméga-3 d’origine animale, et en particulier les DHA protègent et maintiennent votre santé cardiovasculaire en :

  • Réduisant la pression sanguine et en améliorant la fonction endothéliale
  • Neutralisant ou prévenant l'arythmie cardiaque
  • Baisser les concentrations de triglycéride
  • Prévenant les thromboses (un caillot de sang dans un vaisseau sanguin) en réduisant l'agrégation des plaquettes
  • Neutralisant l’inflammation

Récemment les résultats d’une étude de cinq ans menée par la North American Menopause Society (NAMS), l’étude VITAL (qui s’est penchée sur l'oméga-3 et la vitamine D) a découvert qu’une supplémentation en huile de poisson réduit le risque de crise cardiaque. Les résultats étaient présentés du 25 au 28 septembre 2019 à la conférence de la NAMS à Chicago. Voici un extrait des résultats publiés sur Contemporary Clinic :

« Les personnes qui mangeaient du poisson en moyenne 1,5 fois par semaine montraient le plus grand bénéfice de ce traitement. Entretemps, les participants qui en mangeaient plus, ne voyaient pas autant de bénéfices. »

La pêche locale peut couvrir les besoins en nutriments

Une étude intéressante publiée le 25 septembre 2019 suggère que le poisson est une excellente source d’une grande variété de nutriments, comme le fer et le zinc, et que de nombreuses carences en nutriments pourraient être résolues en encourageant la pêche locale pour nourrir la population locale plutôt que pour l’export.

Dans un article de presse on peut lire que « des nombreux nutriments sont déjà disponibles dans les poissons pêchés, mais ils ne sont pas destinés à la population locale, qui en a le plus besoin. »

Partout dans le monde la majorité des poissons est pêchée par des compagnies internationales et par conséquent vendue dans des pays plus développés et les locaux sont réduits à se contenter des aliments transformés importés. SciDev.net déclare qu’en Mauritanie 90% du poisson est pêché par des navires étrangers et n’atteignent jamais le marché local.

Dans d’autres régions, comme la Namibie, la majorité des flottes de pêche appartiennent à des compagnies locales, mais la pêche est tout de même exportée. Edward Allison, professeur à l'École des affaires marines de l’université de Washington a déclaré à SciDev.net, que « ces changements dans l’alimentation détournent les poissons vers les plus riches, ce qui signifie que pas tout le monde consomme du poisson. »

Le commerce du poisson plus équitable pourrait réduire les carences en nutriments

Par exemple en Afrique de l’Ouest les personnes souffrent généralement de carences en zinc, en fer et en vitamine A. Ces trois nutriments sont pourtant présents dans les poissons pêchés le long des côtes de l’Afrique de l’Ouest. Les chercheurs ont découvert que la pêche était suffisante pour couvrir les besoins de tous ceux qui vivaient jusqu’à 100 km des côtes. Les auteurs expliquent :

« On estime que les carences en micronutriments sont à l’origine d’un million de décès prématurés par an, et dans certains pays le produit intérieur brut peut être réduit jusqu’à 11% en soulignant le besoin d’une politique alimentaire, qui se concentre plus sur la qualité de la nourriture au lieu de juste augmenter le volume de nourriture produite.

Les personnes tirent leurs nutriments d’une alimentation variée, alors que le poisson - qui est une source riche en micronutriments biodisponibles essentiels pour la santé de l’humain - est souvent oublié.

Un manque de compréhension de la composition des nutriments des poissons et de la raison pour laquelle les rendements varient entre les différentes compagnies de pêche a empêché les changements nécessaires pour exploiter efficacement le potentiel des pêches afin de garantir la sécurité alimentaire et nutritive.

Ici nous utilisons la concentration de 7 nutriments dans plus de 350 espèces de poissons marins et nous estimons de quelle manière les caractéristiques environnementales et écologiques prédisent les nutriments contenus dans les poissons marins... puis nous comparons les rendements en nutriments à la prévalence des carences en micronutriments après des populations humaines...

Dans de nombreux pays où les apports en nutriments sont insuffisants, les nutriments fournis par la pêche marine excèdent les besoins en nourriture des populations qui vivent jusqu’à 100 km des côtes et une fraction des débarquements actuels pourraient être particulièrement bénéfiques pour les enfants jusqu’à l’âge de 5 ans.

Nos analyses suggèrent que des stratégies alimentaires à base de poisson détiennent le potentiel de contribuer substantiellement à la sécurité alimentaire et nutritive. »

Selon un article publié sur SciDev.net, si la Namibie conservait seulement 9% de sa pêche locale, elle pourrait éradiquer les carences en fer de toute la nation. Au Kiribati seulement 1% de la pêche pourrait couvrir les besoins en calcium, qui affectent 82% de sa population.

Comme conclusion l’étude propose de nombreuses recommandations en termes de politique alimentaire pour améliorer la disponibilité de poisson dans le monde entier. Par exemple le soutien des petites pêcheries locales et l'implémentation de directives commerciales pour garantir une distribution plus équitable. Dans un article de SciDev.net on peut lire :

« Xavier Basurto, professeur adjoint à l’École Nicholas de l’environnement à Duke aux États-Unis, pense que la transformation des poissons très riches en nutriments en des produits pauvres en nutriments pour les pays développés, incluant les aliments pour animaux domestiques, devrait aussi être réduit.

Il propose qu’on pourrait par exemple réserver certains types de pêches pour l’export à cause de leurs apports en nutriments pour des populations plus pauvres. »

La clé est votre taux sanguin et non pas le dosage

Revenons aux oméga-3. Des données suggèrent que les carences en ces nutriments si importants peut être plus courante qu’on le pense. Une des raisons pour cela est que les études sur l’oméga-3 sont plutôt récentes. La méthode pour mesurer le taux d’oméga-3 dans les globules rouges fut développée par William Harris, Ph.D., en 2004. Avant cela aucune méthode n’existait.

L’indice d’oméga-3 est exprimé en pourcentage de tous les acides gras dans les membranes des globules rouges. Selon les recherches de Harris la quantité idéale d’oméga-3 est entre 8% et 12%.

Il est important de noter que vous pouvez déterminer votre taux d’oméga-3 uniquement par le moyen d’un test, ce qui est aujourd’hui très facile. GrassrootsHealth, une organisation de recherche sur la santé publique à but non lucratif, propose plusieurs options peu coûteuses dans le cadre de ses projets de recherche sponsorisés par les consommateurs. Le but étant d’établir des recommandations à partir d’estimations sur la population et basées sur des données scientifiquement validées.

Des recherches en cours de GrassrootsHealth ont clairement établis qu’un taux de vitamine D de 20 ng/ml est suffisant, mais que le taux idéal pour prévenir des maladies se trouve entre 60 et 80 ng/ml. Leurs recherches ont aussi démontré que 80% des cancers pourraient être évités en augmentant simplement le taux de vitamine D à 60 ng/ml.

GrassrootsHealth mène le même type de recherche sponsorisée par les consommateurs pour l’oméga-3 et le magnésium. Pour l’oméga-3 vous avez quatre options de test :

Chaque kit contient des instructions pour faire vos propres prises de sang. Puis vous postez votre échantillon de sang et remplissez un petit questionnaire de santé sur GrassrootsHealth.

Votre participation dans ce projet de recherche permet aux chercheurs de GrassrootsHealth d’établir des données précises sur la prévalence des oméga-3 dans la population, les taux de la prévention de maladies annuels et des recommandations sur le dosage pour obtenir des taux correctes.

Toutes ces informations pourraient véritablement œuvrer en faveur de la santé publique. Vous recevez vos résultats de test 10 à 20 jours après réception de vos échantillons. Sur la base de votre résultat de l’indice vous pourrez utiliser la calculatrice de l’indice sur GrassrootsHealth pour déterminer le dosage que vous aurez besoin pour augmenter votre taux actuel jusqu’au taux souhaité.

Les données sur votre santé sont traitées confidentiellement. Veuillez noter que 100% des bénéfices de ce projet sont versés au profit de projets de recherche. Je ne prends aucune commission sur la distribution de ces kits.

Ne vous imaginez pas que votre apport est adéquat

Je vous demande avec insistance de ne pas succomber à la tentation de vous imaginer que votre indice d’oméga-3 est suffisant, juste parce que vous mangez du poisson ou prenez un supplément. De nombreux poissons ne contiennent pas beaucoup d’oméga-3 (vous devez manger du poisson gras d’eaux froides pour en bénéficier), et de nombreux compléments d’huile de poissons sont synthétiques et leur efficacité est controversée.

Dans un article sur le site GrassrootsHealth on peut lire que les premiers 135 participants au projet de test domestique sur l’action de la vitamine D* plus de l’oméga-3, 85% d’entre eux montraient un indice d’oméga-3 en-dessous de 8%, ce qui est sous le seuil et les expose à des risques de maladies du cœur et autres maladies chroniques ainsi que de décès toutes causes confondues. Pour plus d’informations sur les bénéfices de l’optimisation de vos taux de nutriments, rendez-vous sur « De combien d’oméga-3 ai-je besoin ? »

projet de test à domicile d'oméga-3
Source: GrassrootsHealth

Dans un article sur le site GrassrootsHealth on peut lire :

« Dans les études qui utilisent une méthode de mesure appelée le test de l’indice d’oméga-3, les individus présentant un faible indice d’oméga-3 montraient un risque 10 fois plus élevé de décéder comparé à ceux qui on un indice supérieur... Un indice d’oméga-3 entre 8% et 12% est associé à un risque réduit de décéder d’une maladie cardiovasculaire comparé à ceux qui avaient un indice de 4% et moins. »

test de l'indice d'oméga-3