Le mythe du cholestérol qui nuit à votre santé (2ème partie)

Le cholestérol et le cœur

En bref -

  • Depuis ces 20 dernières années, le cholestérol est injustement accusé d’être responsable de pratiquement toutes les maladies cardiovasculaires, alors qu’il vous est en réalité indispensable pour être en bonne santé ; le cholestérol est nécessaire aux membranes cellulaires, aux hormones, aux neurotransmetteurs et à l’ensemble du système nerveux
  • Votre taux de cholestérol total n’est pas un bon indicateur de votre risque de maladie cardiovasculaire ; il existe plusieurs autres constantes biologiques qui sont de meilleurs prédicteurs de maladie cardiaque et de risques pour la santé en général
  • Avoir un taux optimal de vitamine D est essentiel pour être en bonne santé, or la synthèse de la vitamine D dépend du cholestérol
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Dr. Mercola

Si votre taux de cholestérol est trop bas...

Souvenez-vous que chacune de vos cellules a besoin de cholestérol pour vivre et se développer - y compris celles de votre cerveau. C'est peut-être pour cette raison que le fait d'avoir un taux de cholestérol trop bas affecte votre psychisme.

Une étude à grande échelle menée par des chercheurs hollandais a montré que les hommes qui ont un taux de cholestérol bas en permanence présentent un risque constamment élevé de développer des symptômes de dépression. Cela pourrait être dû au fait que le cholestérol influe sur le métabolisme de la sérotonine, une substance impliquée dans la régulation de l'humeur.

À cet égard, des chercheurs canadiens ont découvert que les personnes situées dans le quartile le plus faible de concentration de cholestérol total ont plus de six fois plus de risques de se suicider, que celles situées dans le quartile le plus élevé.

Des douzaines d'études ont également démontré l'existence d'un lien entre un taux de cholestérol bas et des comportements violents, via cette même voie : un faible taux de cholestérol peut avoir pour conséquence une diminution de l'activité de la sérotonine qui, à son tour, contribue à l'augmentation des comportements violents et agressifs.

Une méta-analyse portant sur 41.000 dossiers de patients a par ailleurs montré que les personnes qui prennent des statines pour réduire leur taux de cholestérol au maximum, peuvent présenter un risque accru de cancer, tandis que d'autres études ont établi un lien entre un faible taux de cholestérol et la maladie de Parkinson. Qu'est-ce qu'un taux de cholestérol trop bas ? Tenez-vous bien.

Sans doute tout taux inférieur à 150 - le taux optimal se situant aux alentours de 200. Je sais ce que vous pensez : « Mon médecin me dit pourtant que, pour que je reste en bonne santé, mon taux de cholestérol doit être inférieur à 200. » Bien, laissez-moi vous expliquer comment ces recommandations, en termes de taux de cholestérol, ont été établies.

Je vous préviens, c'est une sale histoire. Il s'agit d'un problème grave. J'ai rencontré de nombreuses personnes dont on a fait baisser le taux de cholestérol au-dessous de 150, et il ne fait aucun doute pour moi que cela leur fait beaucoup plus de mal que de bien.

Les dangers des médicaments anti-cholestérol

Si votre taux de cholestérol vous préoccupe, sachez cependant que prendre un médicament doit être votre tout dernier recours. Si je dis dernier recours, c'est qu'il y a en effet de très fortes chances, sans doute 99 sur 100, pour que vous n'ayez pas besoin de médicaments pour faire baisser votre taux de cholestérol.

Comparez cela à ce qui se produit parmi la population en général. D'après les données de la société Medco Health Solutions Inc., plus de la moitié des personnes qui disposent d'une assurance santé sont sous traitement médicamenteux pour soigner une maladie chronique. Or, les médicaments destinés à faire baisser le cholestérol sont les deuxièmes plus courants dans ce groupe de personnes, près de 15 % de celles qui sont sous traitement permanent prenant de tels médicaments (les médicaments contre l'hypertension artérielle - une autre catégorie très abusivement prescrite - étant les premiers sur la liste).

En l'occurrence « les statines inhibent non seulement la production de cholestérol, mais également d'un ensemble de substances intermédiaires, dont la plupart, voire toutes, ont elles-mêmes d'importantes fonctions biochimiques », expliquent Mary Enig et Sally Fallon.

Tout d'abord, les statines épuisent les réserves de Coenzyme Q10 (CoQ10) de votre organisme, qui est bénéfique à la santé cardiaque et à la fonction musculaire. Les médecins informant rarement les patients de ce risque, et ne leur conseillant pas de prendre un supplément de CoQ10, la destruction de cette réserve entraine fatigue, faiblesse musculaire, douleurs et, à terme, insuffisance cardiaque.

Les douleurs et la faiblesse musculaire, caractéristiques d'une maladie que l'on appelle la rhabdomyolyse, sont d'ailleurs l'effet secondaire le plus courant des statines ; on pense qu'il est dû au fait qu'elles activent le gène atrogine 1, qui joue un rôle essentiel dans l'atrophie musculaire.

Par ailleurs, des douleurs et une faiblesse musculaire peuvent indiquer que les tissus de votre organisme sont endommagés - un trouble qui peut entraîner des dommages rénaux. Les statines sont également associées à :

Un risque accru de polyneuropathie (des lésions nerveuses qui provoquent des douleurs dans les mains et les pieds, ainsi que des difficultés à marcher)

Des vertiges

Des troubles cognitifs, notamment une perte de mémoire

Une possible augmentation du risque de cancer

Un affaiblissement du système immunitaire

La dépression

Des problèmes hépatiques, notamment une possible augmentation des enzymes hépatiques (la fonction hépatique des personnes sous statines doit donc être régulièrement contrôlée)

Les médicaments contre le cholestérol sont-ils efficaces ?

Au vu de tous les risques qu'ils présentent, ces médicaments devraient au moins être efficaces, n'est-ce pas ? En réalité, même leur efficacité est discutable. Cela dépend en tous cas des points de vue.

La plupart des médicaments contre le cholestérol peuvent effectivement faire baisser vos taux de cholestérol, mais vous permettent-ils pour autant d'être en meilleure santé, et contribuent-ils à prévenir les maladies cardiovasculaires ? Avez-vous déjà entendu parler de la statistique que l'on appelle NST, c'est-à-dire nombre de sujets à traiter ? Je ne pense pas.

En fait, la plupart des médecins n'en ont jamais entendu parler non plus. NST répond à la question : Combien de personnes doivent-elles prendre un médicament donné pour éviter une incidence d'un problème de santé particulier (tel qu'une crise cardiaque)? Par exemple, si un médicament a un NST de 50 pour les crises cardiaques, cela signifie que 50 personnes doivent prendre ce médicament pour éviter une seule crise cardiaque.

C'est plutôt simple, n'est-ce pas ? Or, les laboratoires pharmaceutiques n'ont pas intérêt à ce que vous vous intéressiez au NST, car il donne une image totalement différente de leurs médicaments « miracles ». Prenez pour exemple le Lipitor, du laboratoire Pfizer, qui est le médicament anti-cholestérol le plus prescrit au monde, et qui a déjà été prescrit à plus de 26 millions de personnes.

D'après le site internet consacré au Lipitor, il a été cliniquement prouvé qu'il réduit le mauvais cholestérol de 39 à 60 %, selon la dose prescrite. Cela semble assez efficace, n'est-ce pas ? Il s'avère que Business Week a publié un excellent article sur ce sujet, en début d'année, et les journalistes ont trouvé les VRAIS chiffres sur une publicité pour le Lipitor, publiée par le laboratoire Pfizer lui-même dans la presse écrite.

Au premier coup d'œil, la publicité indique que le Lipitor réduit le nombre de crises cardiaques de 36 %. Mais il y a un astérisque. Et si vous suivez cet astérisque, vous pouvez lire en caractères beaucoup plus petits : « Cela signifie qu'au cours d'une étude clinique à grande échelle, 3 % des patients ayant pris un placébo ont souffert d'une crise cardiaque, contre 2 % des patients ayant pris du Lipitor. »

Cela signifie que sur 100 personnes qui ont pris un médicament pendant 3,3 ans, trois personnes qui prenaient un placébo, et deux qui prenaient du Lipitor, ont eu une crise cardiaque. C'est-à-dire que la prise du Lipitor a permis d'éviter une seule crise cardiaque de plus que le placébo, sur 100 personnes.

Le NST, dans ce cas précis, est de 100. Cent personnes doivent prendre du Lipitor pendant plus de trois ans, pour éviter une seule crise cardiaque. Et les 99 autres personnes ont simplement jeté des centaines de dollars par la fenêtre et augmenté leur risque de souffrir d'une multitude d'effets secondaires, pour rien.

Vous comprenez donc que la véritable efficacité des médicaments contre le cholestérol, tels que le Lipitor, est masquée par un écran de fumée.

Le Zetia et le Vytorin : aucun bénéfice médical

Début 2008, il a été révélé que le Zetia, qui agit en inhibant l'absorption du cholestérol par vos intestins, et le Vytorin, qui est une combinaison du Zetia et du Zocor (une statine), ne sont pas efficaces. Ceci a été découvert alors que ces médicaments avaient DÉJÀ acquis près de 20 % du marché américain des médicaments anti-cholestérol.

C'est la publication des résultats d'une étude menée par les fabricants des médicaments, les laboratoires Merck et Schering-Plough, qui a révélé leur inefficacité. L'étude était achevée depuis le mois d'avril 2006, mais les résultats n'ont été publiés qu'en janvier 2008, et il n'est pas surprenant que les laboratoires pharmaceutiques voulaient en dissimuler les résultats.

Si le Zetia réduit effectivement le cholestérol de 15 à 20 %, les études n'ont pas permis de montrer qu'il réduit le nombre de crises cardiaques ou d'AVC, ni la formation de plaques d'athérome dans les artères, susceptibles de provoquer des troubles cardiaques.

L'étude menée par les fabricants des médicaments, qui avait pour objectif de déterminer si le Zetia pouvait réduire la formation de plaques d'athérome, a montré que les plaques se développaient pratiquement deux fois plus vite chez les patients qui prenaient du Zetia et du Zocor (Vytorin) que chez ceux qui prenaient uniquement du Zocor.

Bien entendu, la solution n'est pas de vous tourner vers les statines classiques pour faire baisser votre taux de cholestérol, comme de nombreux soi-disant experts voudraient vous le faire croire. Les statines sont supposées avoir un effet bénéfique sur l'inflammation dans votre organisme, ce qui réduirait votre risque de crise cardiaque et d'AVC.

Il est cependant possible de réduire l'inflammation de façon naturelle, sans risquer de subir les nombreux effets secondaires des statines. Cela explique que mes recommandations pour faire baisser votre taux de cholestérol soient les mêmes que celles destinées à réduire l'inflammation.

Comment réduire l'inflammation, et donc votre risque de maladie cardiovasculaire, de façon naturelle

Il existe une idée reçue très répandue selon laquelle, pour protéger votre cœur, vous devez éviter certains aliments, tels que les œufs et ceux contenant des graisses saturées. Il est exact que les matières grasses d'origine animale renferment du cholestérol.

Ce principe erroné est basé sur « l'hypothèse lipidique » - développée dans les années 50 par Ancel Keys, un pionnier de la nutrition - qui associe les graisses alimentaires aux maladies coronariennes.

Les nutritionnistes de l'époque ont totalement accepté cette hypothèse, et encouragé le grand public à réduire sa consommation de beurre, de viande rouge, de matières grasses animales, d'œufs, de produits laitiers et autres graisses « boucheuses d'artères » - un changement radical pour l'époque.

Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que lorsque Ancel Keys a publié cette analyse, qui prétendait prouver le lien entre les graisses alimentaires et les maladies coronariennes, il avait analysé de façon sélective des informations provenant de seulement six pays, au lieu de comparer toutes les données disponibles à l'époque - provenant de 22 pays différents.

Du fait de ces données « soigneusement sélectionnées », les organismes de santé publics ont commencé à bombarder le grand public de conseils qui ont contribué aux épidémies de diabète et d'obésité qui perdurent aujourd'hui : en bref, adopter une alimentation pauvre en graisses.

Sans surprise, de nombreuses études ont finalement démontré que la théorie d'Ancel Keys était erronée, et que les graisses saturées sont saines.

L'inflammation chronique peut en réalité être provoquée par de très nombreux facteurs :

Le cholestérol oxydé (un cholestérol qui est devenu rance, celui d'œufs brouillés trop cuits, par exemple)

Une consommation excessive de sucre et de céréales

La consommation d'aliments cuits à haute température

La consommation de gras trans

Un style de vie sédentaire

Le tabagisme

Le stress émotionnel

Pour résumer, pour réduire naturellement l'inflammation et votre taux de cholestérol, vous devez traiter les éléments de cette liste.

Comment faire baisser naturellement votre taux de cholestérol ...

Consommez des acides gras oméga-3 d'origine animale, de bonne qualité, en abondance — J'ai une préférence à cet égard pour l'huile de krill.

Réduisez, dans l'optique de les éliminer totalement de votre alimentation, les céréales et les sucres — Il est particulièrement important d'éliminer les sucres nocifs tels que le fructose.

Consommez des aliments qui correspondent à votre type nutritionnel. — Vous pouvez déterminer votre type nutritionnel en effectuant notre test GRATUIT.

Mangez une bonne proportion de vos aliments crus.

Consommez des matières grasses saines, de préférence crues, qui correspondent à votre type nutritionnel — On peut citer notamment :

  • Les olives et l'huile d'olive
  • Les noix de coco et huile de noix de coco
  • Les produits laitiers crus bio (notamment le beurre, la crème, la crème sûre, le fromage, etc.)
  • Les avocats
  • Les noix crues
  • Les graines
  • Les œufs (légèrement cuits, avec un jaune intact ou cru)
  • Les viandes bio élevées au pâturage

Faites suffisamment d'exercice physique, en particulier des exercices de type Peak Fitness.

Évitez de fumer et de consommer trop d'alcool.

Réglez vos problèmes émotionnels. — J'apprécie particulièrement la Technique de Libération Émotionnelle (EFT) pour gérer le stress.

1ère partie

+ Sources et Références