Nouveau coronavirus : la dernière menace pandémique

nouveau coronavirus

En bref -

  • Au 27 janvier 2020, la Chine a déclaré 2 835 cas confirmés de pneumonie associée à une infection par le nouveau coronavirus (NCIP), dont 76 cas mortels. Le premier cas avait été déclaré en décembre 2019. Depuis lors, des cas ont également été recensés aux États-Unis, au Canada, en Australie, au Japon, en Thaïlande, au Viêt Nam, à Singapour, à Taïwan, en Corée du Sud et en France
  • Les manifestations cliniques du NCIP sont cohérentes avec une pneumonie virale
  • La vague d'hystérie qui enfle suit un schéma bien connu selon lequel la population est maintenue dans un état de peur des microbes, de sorte que les sociétés pharmaceutiques peuvent venir à son secours en proposant un nouveau vaccin ou remède coûteux (et potentiellement obligatoire)
  • En janvier 2018, le premier laboratoire chinois de niveau de biosécurité 4 conçu pour étudier les agents pathogènes les plus dangereux au monde avait ouvert ses portes dans la ville de Wuhan, aujourd'hui épicentre du foyer actuel de NCIP
  • Le 18 octobre 2019, le Johns Hopkins Center for Health Security, le World Economic Forum et la Fondation Bill et Melinda Gates ont organisé à New York un exercice de préparation à une menace pandémique, visant à mettre en pratique les mesures d'urgences à prendre face à une nouvelle maladie virale fictive alors appelée « syndrome pulmonaire aigu causé par le coronavirus »
Taille du texte:

Dr. Mercola

Vous avez probablement entendu parler du nouveau et potentiellement mortel coronavirus. Le point zéro se trouve dans la ville de Wuhan, dans la province de Hubei, en Chine. Au 27 janvier 2020, la Chine a signalé 2 835 cas confirmés dans au moins 29 provinces, y compris 177 cas graves et 76 cas mortels (la plupart concernant des personnes âgées, y compris un médecin à la retraite s'occupant de patients atteints du coronavirus à Wuhan).

Trente-quatre patients se sont rétablis et ont pu quitter l'hôpital au 22 janvier 2020. Le premier cas avait été déclaré le 21 décembre 2019. Selon le programme ProMED de la Société internationale des maladies infectieuses (ISIS) :

« Les manifestations cliniques chez les patients étaient cohérentes avec une pneumonie virale. La plupart des patients présentaient une toux intense et non productive suite à l'apparition de la maladie, certains ayant manifesté de la dyspnée et la plupart d'entre eux montrant une numération leucocytaire normale ou réduite et des indices radiographiques de pneumonie.

Le marché de gros aux fruits de mer Huanan comporte des sections est et ouest et 15 échantillons environnementaux prélevés dans la section ouest étaient positifs au virus 2019-nCoV après un test de RT-PCR et une analyse de séquençage génétique. Malgré d'importantes recherches, aucun animal issu de ce marché n'a été jusque-là identifié comme source possible de l'infection. »

Le 21 janvier 2020, les centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont confirmé le premier cas d'infection aux États-Unis. Il s'agit d'un patient dans l'état de Washington qui s'est récemment rendu à Wuhan, en Chine. Un second cas, dans l'Illinois, a été confirmé le 24 janvier 2020. Ce patient était également rentré récemment d'un séjour à Wuhan.

Depuis lors, des cas ont également été signalés au Canada, en Australie, au Japon, en Thaïlande, en Corée du Sud, en France, à Taïwan, au Viêt Nam, à Singapour et en Arabie saoudite. Le 22 janvier 2020, la Chine a fermé tous les réseaux de transport en provenance et à destination de Wuhan, ville de 11 millions d'habitants, dans un effort visant à contenir la propagation de la maladie.

La source du nouveau coronavirus reste inconnue

À l'instar d'autres coronavirus, tels que le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) et le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV), on soupçonne ce nouveau coronavirus (appelé 2019-nCoV) d'être zoonotique, ce qui signifie qu'il peut être transmis entre les animaux et les humains.

La maladie proprement dite a été dénommée « pneumonie par infection du nouveau coronavirus » ou NCIP (Novel Coronavirus-Infected Pneumonia). Comme l'a signalé CNN :

« Le SARS et le MERS sont classés comme des maladies virales zoonotiques, ce qui signifie que les premiers patients infectés ont contracté ces virus directement auprès d'animaux.

Cela a été possible du fait que pendant la période où il était dans l'animal hôte, le virus s'est enrichi d'une série de mutations génétiques qui lui ont permis d'infecter et de se multiplier à l'intérieur du corps humain. À présent, ces virus peuvent se transmettre entre humains …

Dans le cas de cette épidémie de coronavirus (2019-nCoV), les rapports affirment que la plupart des membres du premier groupe de patients hospitalisés étaient des employés ou des clients du marché aux fruits de mer local, qui commercialise aussi des viandes transformées et des animaux vivants consommables, parmi lesquels des volailles, des ânes, des moutons, des cochons, des chameaux, des renards, des blaireaux, des rats des bambous, des hérissons et des reptiles. »

Cependant, alors que les médias se sont empressés de rendre responsables de cette épidémie les serpents et la soupe de chauves-souris, au 22 janvier, aucun des animaux vendus sur le marché aux fruits de mer Huanan de Wuhan n'a été détecté comme porteur du virus.

Dans le même temps, plusieurs autres rapports ont fourni un éclairage inquiétant sur l'épidémie, soulevant des questions relatives à la sécurité face aux risques biologiques dans les laboratoires qui étudient des agents pathogènes dangereux.

Wuhan est le site choisi pour le laboratoire qui étudie les agents pathogènes les plus mortels au monde

En janvier 2018, le premier laboratoire de virologie chinois à sécurité maximale (niveau de biosécurité 4) conçu pour étudier les agents pathogènes les plus dangereux au monde a ouvert ses portes à Wuhan. Est-ce donc une pure coïncidence si la ville de Wuhan est aujourd'hui l'épicentre de cette infection par le nouveau coronavirus?

L'année précédente, Tim Trevan, consultant en biosécurité du Maryland, avait exprimé ses craintes concernant des menaces virales potentiellement issues du Wuhan National Biosafety Laboratory, qui se trouve situé à seulement 32 km (20 miles) du marché de Wuhan, identifié comme le point zéro de l'épidémie de NCIP. Comme l'a rapporté le Daily Mail :

« Le laboratoire de Wuhan est également équipé pour la recherche animale » et les « réglementations concernant la recherche animale (spécifiquement celle menée sur les primates) sont beaucoup moins rigoureuses en Chine qu'aux États-Unis et dans d'autres pays occidentaux … Mais cela était également une cause d'inquiétude pour Tim Trevan.

L'étude du comportement d'un virus comme le 2019-nCoV et le développement de traitements ou de vaccins contre ce virus requiert l'infection de ces singes utilisés à des fins de recherche, ce qui constitue une étape importante avant les tests sur l'homme.

Néanmoins, les singes sont imprévisibles, avait alerté [l'Université Rutgers par la voix de son microbiologiste, le Dr Richard] Ebright. « Ils peuvent courir, égratigner et mordre », avait-il dit et les virus pourraient aller là où leurs pieds, leurs ongles et leurs dents iront. »

Une simulation d'épidémie de coronavirus a été réalisée en octobre 2019

Un autre élément curieux est le fait que le Johns Hopkins Center for Health Security, le World Economic Forum et la Fondation Bill et Melinda ont organisé un exercice de préparation à une épidémie d'un nouveau coronavirus le 18 octobre 2019, à New York, exercice appelé « Event 201 » (Événement 201). Cette simulation prévoyait un nombre de décès global de 65 millions de personnes sur une période de 18 mois. Comme rapporté par Forbes, le 12 décembre 2019 :

« Les experts ont soigneusement conçu une simulation détaillée d'une nouvelle maladie virale (fictive) appelée CAPS ou syndrome pulmonaire aigu par coronavirus. Ce scénario avait été établi d'après de précédentes épidémies dues aux virus SARS et MERS. »

Cette simulation ressemble exactement à la NCIP, n'est-ce pas ? Pourtant, le nouveau coronavirus responsable de la NCIP n'avait pas encore été identifié à l'époque de cette simulation et le premier cas ne devait pas être déclaré avant deux mois.

Forbes a également dénommé cette pandémie fictive « Disease X » (Maladie X), expression identique à celle utilisée par The Telegraph dans son reportage vidéo du 24 janvier 2020, « Could This Coronavirus be Disease X? » (Se pourrait-il que ce coronavirus soit la Maladie X ?), qui suggère que des organes de presse ont été informés et qu'il existe une certaine coordination préalable quant à l'utilisation de certains mots clés et formules d'accroche employés dans les actualités et articles d'opinion.

L'Université Johns Hopkins (JHU) est la principale bénéficiaire des subventions de recherche accordées par les agences fédérales, y compris le National Institutes of Health (NIH), le National Science Foundation et le département de la Défense américain, et a perçu des millions de dollars de subventions pour la recherche de la Fondation Gates. En 2016, l'Université Johns Hopkins avait dépensé plus de 2 milliards de dollars en projets de recherche, devançant pour la 38e année d'affilée toutes les autres universités américaines en matière de dépenses de recherche.

Si la recherche subventionnée par les agences fédérales, telles que le DOD ou le HHS est considérée comme étant effectuée « dans l'intérêt de la sécurité nationale », elle est dispensée de répondre aux demandes faites en vertu de la loi sur la liberté d'accès à l'information (FOIA, Freedom of Information Act).

La recherche menée sous l'autorité de la BARDA (Biomedical Advanced Research and Development Authority) est totalement protégée des demandes faites en vertu de la loi FOIA par le public. Par ailleurs, les agences peuvent rejeter ces demandes et refuser de divulguer des informations si les représentants du gouvernement décident que les cacher à la connaissance du public « protège les secrets commerciaux ou des informations financières ou commerciales susceptibles de nuire à la position concurrentielle ou aux intérêts commerciaux d'une entreprise »

Les centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies sous l'égide du département américain de la Santé et des services aux personnes déclarent que leur mission consiste « à protéger l'Amérique des menaces contre la santé, la sûreté et la sécurité, étrangères et nationales ». Il est bien évident qu'il sera difficile d'obtenir des informations concernant la recherche biomédicale subventionnée par le gouvernement sur des microbes comme le coronavirus, que cette recherche soit menée dans les principales universités ou par des entreprises pharmaceutiques dans des laboratoires d'étude d'agents biologiques dangereux.

Par conséquent, dans quelle mesure est-il possible que l'épidémie de coronavirus qui rend les gens si malades aujourd'hui soit apparue « soudainement », simplement du fait que des personnes aient consommé des chauves-souris et des serpents dans un marché de Wuhan ? Il semble s'agir davantage d'un accident lié à la biosécurité mais, jusqu'à ce que nous possédions plus d'informations, des questions vont inévitablement être posées pour savoir si cette dernière urgence mondiale de santé publique est un « exercice pratique » tactique plus ambitieux, visant à faire écho aux questions restées sans réponse du fiasco de l'épidémie de grippe porcine de 2009.

Cette fois-ci, le nombre de victimes pourrait être beaucoup plus important, bien que des statisticiens travaillant sur des analyses de coûts / bénéfices puissent considérer que 65 millions de pertes humaines sur une population mondiale de 7,8 milliards de personnes soit un chiffre relativement réduit, si l'on met en avant la recherche médicale menée au nom « du bien du plus grand nombre ».

Signes et symptômes de la NCIP

Selon l'OMS, les signes et symptômes de la NCIP dans sa phase initiale incluent notamment :

  • Fièvre
  • Fatigue
  • Mal de gorge
  • Souffle court
  • Toux sèche

Dans les cas plus graves, l'infection peut provoquer une pneumonie, un syndrome respiratoire aigu sévère et une défaillance rénale.

Conseils de soins

Le bref avis de l'OMS détaillant les mesures de soins à prendre pour les patients présentant de légers symptômes de NCIP chez eux peut être téléchargé ici (En Anglais). Ses recommandations incluent notamment :

  • L'installation du patient dans une pièce bien ventilée
  • La limitation du nombre de soignants. Dans l'idéal, il convient de désigner une personne jeune en bonne santé qui ne présente aucun facteur de risque sous-jacent pour s'occuper du patient (les personnes plus âgées semblent être plus sujettes à contracter des maladies graves)
  • Le maintien des autres membres du foyer dans une pièce différente ou à une distance d'au moins 1 mètre du patient
  • La limitation des déplacements du patient et la réduction de l'espace partagé. Il convient de veiller à ce que les pièces communes, telles que la cuisine ou la salle de bain, soient bien ventilées en maintenant les fenêtres ouvertes

Des instructions concernant l'équipement de protection, tel qu'un masque et des gants de protection, ainsi que leur manipulation et élimination sûre, sont également détaillées, avec des instructions spéciales relatives à la préservation d'une bonne hygiène pour prévenir la propagation du virus à l'intérieur du foyer.

Vous trouverez des recommandations générales pour réduire votre risque de contracter une infection chez vous, au travail ou en voyage sur la page Novel Coronavirus Advice for the Public (Conseil au public concernant le nouveau coronavirus) de l'OMS.

L'une des principales recommandations (applicable à toutes les infections, bactériennes et virales) consiste à se laver fréquemment les mains avec du savon et de l'eau. De même, assurez-vous de couvrir votre bouche et votre nez lorsque vous toussez ou éternuez et évitez tout contact rapproché avec des personnes manifestant des symptômes de rhume ou de grippe.

Selon Peter Horby, professeur en charge des nouvelles maladies infectieuses et de la santé globale au Centre of Tropical Medicine and Global Health de l'Université d'Oxford, la NCIP présente tous les signes caractéristiques d'une « pneumonie virale classique » et, étant donné qu'il n'existe actuellement aucun antiviral contre la NCIP, les soins doivent se concentrer sur l'aide apportée aux poumons et aux autres organes jusqu'au rétablissement du patient.

Pendant cette période, je recommande de stimuler votre système immunitaire par une exposition régulière contrôlée au Soleil et, lorsque cela n'est pas possible, par la prise orale de vitamine D3. Un apport supplémentaire de vitamine C liposomale et de quercétine peut également s'avérer utile. Ces trois mesures contribuent à se protéger contre les maladies en général et la quercétine peut procurer des bienfaits dans le traitement des infections par le coronavirus du SARS. Selon une étude publiée dans le Journal of Virology, « la quercétine renferme de grandes promesses comme remède potentiel dans le traitement clinique du SARS ».

Certains événements se produisent hors de notre contrôle, mais s'il y a une chose que nous pouvons faire, c'est d'apprendre à mieux réagir à l'annonce de mauvaises nouvelles qui suscitent du stress, lequel peut affaiblir le système immunitaire.

Vivre en permanence dans un état d'anxiété et de peur n'est pas bon pour la santé. Rechercher des moyens de réduire votre stress par une activité physique régulière, du temps passé dans la nature, la pratique de la méditation et un bon sommeil quotidien peut vous aider à optimiser votre fonction immunitaire et à atténuer les effets du stress qui sont tous trop souvent présent dans notre vie.

+ Sources et Références