Brûler les graisses pour obtenir de l’énergie

avocat en assiette

En bref -

  • L’alimentation pauvres en graisses et riche en glucides empêche une bonne fonction mitochondriale, contribuant ainsi au développement de maladies chroniques comme l’obésité, le diabète de type 2, les maladies cardiaques, la maladie d’Alzheimer, le cancer et plus
  • Des études suggèrent qu’une alimentation pauvre en glucides, riche en graisses — et manger moins — pourrait être la solution à l’épidémie d’obésité. Les bienfaits de ce type d’alimentation constituent l’objet principal de mon livre «Fat for Fuel», et de mon cours de formation en ligne complémentaire
  • Lorsque votre corps est capable de brûler des graisses pour obtenir de l’énergie, votre foie produit des graisses solubles dans l’eau, les cétones qui se consument bien plus rapidement que les glucides, générant ainsi bien moins d’espèces réactives de l’oxygène et de radicaux libres secondaires néfastes
  • Le jeûne à l’eau sur plusieurs jours active l’autophagie, qui permet à votre corps de se nettoyer, et déclenche la régénération des cellules souches. Ingérer seulement 200 à 300 calories par jour suffit à interrompre le processus d’autophagie
  • Il a été démontré que le jeûne déclenchait la régénération du pancréas aussi bien chez les diabétiques de Type 1 que de Type 2 — preuve du pouvoir de régénération déclenché dans votre organisme lorsque vous jeûnez
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Dr. Mercola

L’idée selon laquelle votre corps a besoin de consommer régulièrement du glucose pour obtenir de l’énergie est un mythe profondément ancré.

En raison de cette recommandation mal avisée, les taux d’obésité, de diabète, de maladies cardiaques et de cancers ont tous augmenté, laissant éclore des épidémies au plan national si ce n’est mondial.

En vérité, la plupart des régimes alimentaires pauvres en graisses et riches en glucides empêchent une bonne fonction mitochondriale, apportant ainsi une contribution aux maladies plus importante que ce que la plupart des gens sont prêts à même envisager.

Les graisses alimentaires sont en réalité le carburant préféré du métabolisme humain.

En 2016, le British National Obesity Forum et le Public Health Collaboration ont publié un rapport conjoint sur l’obésité reposant sur l’analyse de 43 études, mettant en garde sur le fait que la politique visant à encourager les gens à consommer un régime alimentaire pauvre en graisses a des « effets désastreux sur la santé. »

D’après les auteurs, les recommandations actuelles ont été manipulées et corrompues à des fins commerciales par l’industrie de l’alimentation et des boissons, et reposent sur des arguments scientifiques erronés.

Un régime pauvre en glucides, riche en graisses et manger moins de repas peut résoudre un grand nombre d’affections courantes

En conclusion, le rapport suggère qu’une alimentation pauvre en glucides et riches en graisses — et manger moins en supprimant le grignotage entre les repas — pourrait être la réponse à l’épidémie d’obésité.

Les bienfaits de ce type d’alimentation constitue l’objet principal de mon tout dernier livre, "Fat for Fuel," et de mes cours de formation complémentaire en ligne, qui vous guide à travers sept fascinantes leçons pour vous apprendre comment votre organisme fonctionne au niveau moléculaire, et comment différents aliments impactent votre corps.

Les conseils habituels pour perdre du poids laissent entendre que tout ce que vous avez à faire est de compter les calories, manger moins et faire plus de sport. Certaines recommandations légèrement meilleures conseillent spécifiquement de limiter le sucre.

Cependant, bien que beaucoup de gens perdront au départ du poids en faisant ceci, il ne faut généralement pas beaucoup de temps pour reprendre ce poids.

Avant même de vous en rendre compte, vous vous retrouvez coincé dans la spirale d’un régime yo-yo. Il existe un meilleur moyen. Un grand nombre des épidémies de maladies que nous affrontons aujourd’hui pourraient être atténuées en sensibilisant la population sur les bienfaits:

  • D’une alimentation riche en bonnes matières grasses, modérée en protéines et faible en glucides nets (total des glucides moins les fibres)
  • Du jeûne intermittent
  • Du jeûne à l’eau plus long.

Il est important de réaliser que les calories ne se valent pas toutes entre elles, et c’est pourquoi le décompte des calories ne fonctionne pas pour perdre du poids et pour être en bonne santé sur le long terme. Les effets métaboliques des calories varient en fonction de leur origine.

La nécessité du jeûne

Je conseille de se limiter à deux repas par jour, soit petit déjeuner/déjeuner soit déjeuner/diner, dans une fenêtre de six à huit heures chaque jour.

Ce rythme de prise des repas constitue une forme de jeûne intermittent, puisqu’en consommant tous vos repas dans un certain laps de temps, vous finissez également par jeûner tous les jours. Des jeûnes à l’eau plus longs offrent également des bienfaits importants pour la santé, bien qu’il vous faut y parvenir.

Une méthode que j’ai découverte comme extrêmement utile est de progressivement augmenter la durée de votre jeûne intermittent jusqu’à atteindre 20 heures de jeûne par jour.

Après avoir fait ceci pendant environ un mois, faire un jeûne de quatre à cinq jours ne sera plus si difficile, puisque vous êtes déjà habitué à ne pas manger durant des périodes prolongées.

J’étais longtemps dubitatif à propos du jeûne à l’eau, mais après en avoir appris plus sur ses bienfaits métaboliques, sa relative absence de danger et l’avoir testé moi-même, je suis devenu convaincu qu’il s’agit d’un outil puissant qui est largement sous-utilisé.

La seule clarté des pensées, qui survient autour du Jour Trois ou Quatre, fait que cela en vaut la peine.

Il ne s’agit cependant pas du seul bienfait. De manière importante, le jeûne à l’eau active l’autophagie, permettant à votre corps de se nettoyer, et déclenche la régénération des cellules souches.

Remarquablement, alors qu’un régime pauvre en calories entraînera le développement de plis cutanés devant être retirés chirurgicalement chez les obèses morbides, cela ne se produit généralement pas lorsque vous perdez du poids suite à un jeûne à l’eau.

Votre organisme métabolise en réalité l’excès de peau au fur et à mesure car il est dans un mode de régénération si efficace.

Ingérer ne serait-ce même que 200 à 300 calories par jour est toutefois suffisant pour stopper le processus d’autophagie, ce qui explique pourquoi j’ai commencé à faire des jeûnes à l’eau complets.

J’effectue désormais chaque mois un jeûne à l’eau de cinq jours, et depuis que je me suis habitué à effectuer tous les jours un jeûne de 20 heures, je ne ressens plus aucune sensation de faim significative. Cela fût assez aisé dès le départ.

Brûler les graisses pour obtenir de l’énergie améliore la fonction mitochondriale

Consommer un régime alimentaire pauvre en glucides nets et riche en bonnes graisses et/ou jeûner permettra à votre corps de brûler les graisses plutôt que le glucose en tant que carburant principal.

Ceci a l’effet secondaire désiré d’améliorer la fonction mitochondriale, qui est essentielle pour la prévention des maladies et une santé optimale.

Les mitochondries au sein de vos cellules sont largement en charge de la production de l’énergie (adénosine triphosphate ou ATP) dont votre organisme a besoin pour rester en vie et se développer.

Elles sont également en charge de l’apoptose (la mort cellulaire programmée) et agissent comme des molécules de signalisation qui aident à réguler l’expression génétique.

Lorsque vos mitochondries sont endommagées ou défaillantes, non seulement vos réserves d’énergie vont diminuer, entraînant la fatigue et le «cerveau embrouillé», mais vous devenez également vulnérables aux maladies dégénératives telles que le cancer, les maladies cardiaques, le diabète et le déclin neurodégénératif.

Pourquoi entrer et sortir alternativement d’un état de cétose nutritionnelle est conseillé

La raison pour cela est liée au fait qu’une cétose nutritive ininterrompue à long terme peut déclencher une augmentation de la glycémie en abaissant votre taux d’insuline à un niveau trop faible.

Cette situation paradoxale peut survenir car la fonction principale de l’insuline n’est pas d’entraîner le sucre dans la cellule, mais de supprimer la production de glucose par votre foie (gluconéogenèse hépatique).

Si votre glycémie est élevée en raison d’un taux d’insuline constamment et excessivement faible, manger un morceau de fruit ou tout autre aliment sucré abaissera en réalité votre glycémie au lieu de l’augmenter.

Votre microbiome peut également être compromis à long terme ; puisque les régimes alimentaires faibles en glucides ne nourriront pas votre flore intestinale de manière optimale.

Tout cela peut être évité en entrant et en sortant alternativement de l’état de cétose, en endurant en substance un jeûne d’un jour par semaine et un à deux jours de grands repas où vous consommez la quantité double ou quadruple de glucides nets.

Votre organisme est conçu pour avoir la flexibilité métabolique pour utiliser aussi bien le glucose que la graisse comme carburant. Le problème est que, lorsque vous consommez un régime alimentaire riche en glucides, votre corps fini par perdre sa capacité à brûler les graisses.

La bonne nouvelle est que vous pouvez la récupérer en inversant les proportions de glucides et de graisses dans votre alimentation.

Les graisses sont le carburant préféré de votre organisme

Lorsque votre corps est capable de brûler des graisses comme carburant, votre corps produit des graisses solubles dans l’eau, les cétones, qui se consument bien plus efficacement que les glucides, générant ainsi bien moins d’espèces réactives de l’oxygène et de radicaux libres secondaires néfastes.

C’est pourquoi brûler les graisses aussi efficacement est important pour une santé optimale. Les cétones améliorent également le métabolisme du glucose et réduisent l’inflammation.

Une étude récente suggère qu’un régime cétogène (riche en graisses, pauvre en glucides) pourrait même être essentiel pour réduire l’inflammation cérébrale consécutive à une attaque et à tout autre traumatisme cérébral.

L’inflammation chronique est le signe distinctif de la plupart des maladies chroniques, comme notamment les troubles associés à la douleur tels que l’arthrite. Comme observé dans une étude, les régimes cétogènes semblent être bénéfiques contre les douleurs liées à une inflammation en :

  • Générant moins d’espèces réactives de l’oxygène inflammatoires.
  • Diminuant l’excitabilité des neurones impliqués dans la signalisation de la douleur.
  • Amplifiant le signal du neuromodulateur adénosine, qui a des effets soulageant la douleur

Comment réaliser une diète cétogène

Pour réaliser une diète cétogène, la première étape est d’éliminer les aliments conditionnés et transformés. L’accent doit être mis sur de vrais aliments complets, une grande quantité de bonnes graisses et, au départ, aussi peu de glucides nets (sans fibres) que possibles.

En règle générale, vous devriez réduire votre ingestion de glucides nets à 20 à 50 grammes par jour ou moins, et limiter votre ingestion de protéines à 1 gramme par kilogramme de masse corporelle maigre. 

Il est également prédéfini pour la cétose nutritionnelle, donc en fonction des paramètres que vous allez entrer, celui-ci va automatiquement calculer les proportions idéales de glucides nets, protéines et bonnes graisses nécessaires pour vous mettre en état de cétose nutritionnelle

Les graisses bénéfiques à consommer davantage

Une autre clé du succès est de consommer des graisses de haute qualité bonne pour la santé, et NON les graisses que l’on retrouve le plus souvent dans l’alimentation américaine (les graisses transformées et huiles végétales utilisées dans les aliments transformés et les plats frits des restaurants).

Presque toutes les graisses que l’on retrouve de manière naturelle dans l’alimentation — qu’elles soient d’origine animale- ou végétales — sont en fait bonnes pour votre santé. Par exemple, les gras saturés que l’on retrouve dans les produits d’origine animale et l’huile de noix de coco:

  • Augmentent votre nombre de particules moelleuses de LDL, qui ne sont pas liées à une augmentation du risque de maladie cardiaque.
  • Augmentent votre niveau de HDL, qui est associé à une diminution du risque de maladies cardiaques. Ils compensent également toute augmentation des LDL.
  • Ne provoquent pas de maladies cardiaques, comme clairement établi dans un grand nombre d’études.
  • Fait office de « carburant propre » pour votre cerveau et vos mitochondries, produisant bien moins de radicaux libres néfastes que les sucres et les glucides sans fibres.

Voici quelques exemples de graisses à consommer davantage :

Les olives et l'huile d'olive (vérifiez la certification par une partie tierce car 80 pour cent des huiles d’olive sont dénaturées avec des huiles végétales.

Évitez de cuisiner avec l’huile d’olive; utilisez-là froide)

L’huile de noix de coco (excellente pour la cuisine puisqu’elle peut supporter des températures élevées sans s’oxyder)

Les acides gras omega-3 d’origine animale provenant de poissons gras faibles en mercure comme le saumon d'Alaska pêché à l'état sauvage, les sardines, les anchois et/ou l’huile de Krill

Le beurre cru biologique de pâturage

Les noix crues, comme les noix de macadamia et les noix de pécan

Les graines comme le sésame noir, le cumin, les graines de citrouille et de chanvre

Les avocats

Les viandes élevées au pâturage

L’huile de TCM

Le ghee (beurre clarifié); le lard et le suif (excellent pour cuisiner)

Le beurre de cacao cru

Œufs biologiques

Graisses néfastes à éviter

Les graisses néfastes que vous devez éviter sont toutes artificielles. Parmi celles-ci les gras trans, qui sont pro-oxydant, et toutes les huiles végétales polyinsaturées hautement rafinées, qui présentent une teneur élevée en oméga-6 dégradés et génère des produits toxiques oxydants comme les aldéhydes cycliques lorsque chauffés.

Les huiles végétales favorisent le cholestérol oxydé, qui devient destructeur lorsqu’il entre dans vos particules de LDL

Aussi, lorsqu’ils sont consommés en grandes quantités, les graisses oméga-6 polyinsaturées — et en particulier celles transformées industriellement — ne peuvent être efficacement consumées pour obtenir de l’énergie.

À la place, elles sont incorporées dans des membranes cellulaires et mitochondriales où elles deviennent sensibles à la dégradation oxydative, qui en définitive endommage votre métabolisme. Il a été démontré que ces graisses nuisibles:

  • Contribuaient à favoriser les maladies cardiaques
  • Favorisaient l’inflammation intestinale
  • Perturbaient le débit sanguin artériel à travers votre cerveau
  • Appauvrissaient votre cerveau en antioxydants
  • Attaquaient l’architecture cellulaire de vos nerfs et compromettaient le développement cérébral par l’intermédiaire d’effets mutagènes sur l’ADN et de l’altération de l’expression épigénétique

Améliorez votre santé avec une autoformation en ligne

Si vous ou l’un de vos proche a été confronté à un faible niveau d’énergie, du poids en trop ou une maladie chronique ou dégénérative comme le diabète de type 2, la maladie d’Alzheimer ou le cancer — ou si vous souhaitez simplement optimiser votre santé et votre longévité — pensez à vous inscrire au sein de mon cours de formation en ligne thérapie métabolique mitochondriale (MMT).

La thérapie métabolique mitochondriale est une toute nouvelle façon de considérer la nutrition, fusionnant mes propres recherches depuis des décennies et les dernières découvertes scientifiques en matière de santé mitochondriale.

Elles ont toutes été examinées par des pairs constitués par plus d’une double douzaine d’experts, comme notamment des physiciens, des chercheurs et des scientifiques.