Prenez soin de vos poumons grâce aux tomates et aux pommes

Pommes tomates

En bref -

  • Une nouvelle étude révèle que lorsque les anciens fumeurs augmentent leur consommation de tomates et de fruits, en particulier de pommes, leur capacité pulmonaire s'améliore progressivement, et peut même être restaurée
  • Une telle alimentation peut non seulement ralentir le processus de vieillissement qui affecterait normalement les poumons des anciens fumeurs, mais elle peut avoir cet effet sur n’importe quelle personne, même si elle n’a jamais fumé
  • La fonction pulmonaire est l’un des facteurs de mortalité les plus importants, tant pour les patients atteints d'une maladie pulmonaire que pour ceux qui n’ont jamais fumé, et la prévention des maladies respiratoires chroniques est un objectif de santé publique important
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Dr. Mercola

L'une des études les plus encourageantes publiées dernièrement concerne l’amélioration considérable de la fonction pulmonaire des personnes ayant récemment arrêté de fumer, en particulier chez celles qui apprécient les tomates et les pommes.

La recherche, qui a été publiée dans le numéro de décembre 2017 du European Respiratory Journal, montre que lorsque les anciens fumeurs augmentent leur consommation de ces deux aliments - et en font pour ainsi dire une nouvelle habitude alimentaire - leur capacité pulmonaire s'améliore progressivement, et leurs chances de voir leur fonction pulmonaire restaurée augmentent.

D'anciens fumeurs ayant consommé chaque jour une moyenne de plus de deux tomates, ou trois portions de fruits frais, en particulier des pommes, ont vu le déclin de leur fonction pulmonaire ralentir, par rapport aux personnes qui avaient consommé moins de deux tomates ou moins d'une portion de fruit par jour, ces dernières n'ayant pas bénéficié des mêmes améliorations.

Une fonction pulmonaire affaiblie est associée à un risque accru de décès, toutes causes confondues, notamment des suites d’une maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), d’un cancer du poumon ou d'une maladie cardiovasculaire.

Même si vous ne fumez pas, la fonction pulmonaire commence à s'affaiblir naturellement aux alentours de trente ans. Comme le souligne le site Well+Good, « En d'autres termes, si vous souhaitez tirer des bienfaits de votre consommation de fruits, la quantité compte. »

En dehors de son objectif de convaincre les fumeurs d'arrêter le tabac, afin de réduire leurs risques de développer une ou plusieurs maladies pulmonaires chroniques, l’étude souligne deux points importants à propos de la fonction pulmonaire :

  • La façon dont fonctionnent les poumons est un prédicteur de mortalité pour tout individu, tant pour les patients atteints d'une maladie pulmonaire, que pour les personnes qui n’ont jamais fumé.
  • Préserver la fonction pulmonaire et prévenir les maladies respiratoires chroniques sont également des objectifs de santé publique importants.

Des pommes et des tomates pour une meilleure fonction pulmonaire

Vanessa Garcia-Larsen, auteur principal de l’étude et professeur adjoint au département de santé internationale de l’école de santé publique Johns Hopkins Bloomberg, a souligné qu'une alimentation riche en fruits peut ralentir le processus naturel de vieillissement de vos poumons, même si vous n'avez jamais fumé, et peut même contribuer à réparer les dommages provoqués par le tabac.

Leur recherche a été menée dans le cadre de l’étude ‘Ageing Lungs in European Cohorts’ (ALEC - étude de cohorte européenne sur le vieillissement des poumons), financée par la Commission européenne et conduite par l’Imperial College de Londres.

En 2002, Vanessa Garcia-Larsen et ses collègues ont examiné la fonction pulmonaire et l'alimentation de plus de 650 adultes britanniques, norvégiens et allemands, par le biais de questionnaires et de tests de spirométrie destinés à mesurer le volume expiratoire forcé et la capacité vitale forcée (c’est-à-dire la capacité des poumons à absorber l’oxygène), puis ont de nouveau testé la fonction pulmonaire des mêmes personnes dix ans plus tard.

D'après la société Vanguard :

« Les chercheurs ont constaté un lien alimentation - fonction pulmonaire plus frappant chez les anciens fumeurs, qui présentaient un ralentissement du déclin d’environ 80 ml sur les dix ans, dû à leur alimentation riche en tomates et en fruits. Un tel résultat suggère que les nutriments présents dans leur alimentation sont utiles à la réparation des dommages pulmonaires occasionnés par le tabac. »

L’étude souligne également qu’une part importante des bienfaits des aliments étudiés (y compris les bananes et les tisanes) provenait de leur teneur en flavonoïdes, ce qui est corroboré par une précédente recherche : les tomates, comme les pommes, sont une importante source de flavonoïdes.

Une pomme par jour : c’est encore meilleur pour votre santé que ce que vous imaginez

De nombreuses études ont démontré à quel point les fruits sont bons pour notre santé, et les pommes ne font pas exception. Une étude a souligné que la peau, en particulier, est bénéfique pour la fonction endothéliale, la tension artérielle et pour lutter contre l’athérosclérose, et qu’elle réduit le risque de maladie cardiovasculaire.

Dans le seul domaine de la fonction pulmonaire, la recherche montre que les précieux composés présents dans les pommes peuvent aider à prévenir et à traiter le cancer du poumon, l'asthme et les maladies respiratoires, l’hyperactivité bronchique et la rhinite allergique persistante, sans parler du diabète de type 2, de l'asthme et de plusieurs autres types de cancer.

Cependant, s'il est vrai que les pommes sont bonnes pour la santé, la modération est essentielle. Comme le souligne le département américain de l’agriculture (USDA), la quantité de fruits que vous devez manger chaque jour dépend de plusieurs facteurs :

  • Les enfants de moins de 8 ans - 1 à 1 tasse 1/2 par jour
  • Les enfants et les adolescents - 1,5 à 2 tasses de fruits par jour
  • Les femmes âgées de 19 à 30 ans - 2 tasses par jour, et pour les femmes de plus de 30 ans - 1,5 tasse par jour
  • Les hommes de tous âges - 2 tasses de fruits par jour

Ce que l’USDA ne précise pas, cependant, c’est que si les fruits apportent de nombreuses vitamines, enzymes et minéraux, ils doivent néanmoins être consommés avec modération en raison de leur teneur en fructose, en particulier si vous êtes résistant à l’insuline.

Comprenez bien également que les jus de fruits n'apportent pas les mêmes bienfaits que les fruits entiers.

S'agissant des portions de pommes, le même site explique qu'une petite pomme ou la moitié d'une grosse équivaut à une tasse, de même qu'une tasse de pommes en tranches, en morceaux, crue ou cuite. Un pot de compote de pomme de 110 grammes (4 onces) compte pour une demi-tasse.

Voici pourquoi c’est important : la taille des portions, en particulier pour les personnes qui ont une alimentation occidentale typique, est souvent plus importante que ce qu’elle devrait être.

Par ailleurs, si nombreux sont ceux qui pensent qu'un verre de jus de fruits de 25 cl est bon pour la santé, la base de données nationales des nutriments de l’USDA montre que 25 cl de jus de pomme contiennent davantage de sucre et bien moins de fibres qu’une pomme de taille moyenne (on peut imaginer des chiffres similaires pour les autres fruits).

Plus précisément, un verre de 25 cl de jus de pomme de la marque Honeycrisp contient :

  • 120 calories
  • 1 gramme de fibres
  • 24 grammes de sucre

Une pomme de taille moyenne contient :

  • 95 calories
  • 4,4 grammes de fibres
  • 18,91 grammes de sucre

Le vinaigre de cidre - il équilibre votre glycémie, et optimise la santé de vos intestins

Si vous n’avez jamais encore consulté la liste de tous les bienfaits du vinaigre de cidre (VC) pour la santé, cela vaut la peine d'y jeter un œil.

Il fait baisser la glycémie — Des adultes répartis en trois groupes, souffrant pour l’un, du diabète de type 2, pour l’autre, de pré-diabète, et le troisième étant un groupe de contrôle sain, ont pris trois centilitres de VC, après quoi la glycémie de tous les participants avait diminué, les diabétiques et pré-diabétiques présentant une amélioration considérable.

Il apaise le mal de gorge — L'association de vinaigre de cidre et d'autres substances antibactériennes telles que le jus de citron, le miel, le gingembre et le poivre de cayenne soulage, et peut même guérir le mal de gorge.

Il favorise la santé intestinale — Comme un prébiotique, le vinaigre de cidre maintient un bon équilibre du microbiote, et peut de ce fait contribuer à prévenir les maladies cardiovasculaires. Ainsi qu’il est souligné dans une étude :

« Jusqu’à 90 % des polyphénols végétaux présents notamment dans les pommes, atteignent le côlon intacts. L'interaction avec le microbiote intestinal est réciproque, les bactéries commensales transformant les polyphénols en simples métabolites aromatiques, tandis que les polyphénols ont la capacité de moduler la composition du microbiote intestinal, inhibant certaines populations de bactéries, et en stimulant d'autres. »

Perte de poids — Une étude japonaise sur les animaux a révélé que des souris, dans l’alimentation desquelles on avait ajouté du vinaigre de cidre, avaient développé 10 % de graisse corporelle de moins que celles qui n'avaient pas reçu de vinaigre de cidre, même en ayant consommé la même quantité d'aliments riches en graisses. Les chercheurs ont conclu que l’on pourrait espérer les mêmes bienfaits pour l’homme.

Infections des voies urinaire (IVU) — En plus de son action sur les IVU, les études montrent que le vinaigre de cidre pourrait avoir un effet antibactérien en cas de cystite interstitielle, ou syndrome de la vessie douloureuse.

Son action pourrait être due en partie à la présence de quercétine dans le vinaigre de cidre, ainsi que de potassium, dont le site Organic News Room indique qu’il aurait la capacité d'inhiber les mauvaises bactéries, et de favoriser le développement des bactéries saines.

La tomate : un fruit aux bienfaits nutritionnels exceptionnels

Vous savez peut-être déjà que la tomate est un fruit, mais la plupart des gens la considèrent comme un légume puisqu’elle est généralement utilisée dans des recettes salées et non sucrées, dans lesquelles on utilise généralement les fruits.

L'un des composés les plus précieux de la tomate est le lycopène, connu pour avoir une action anticancer, mais qui peut également contribuer à prévenir les AVC.

Conférant aux tomates leur couleur rouge éclatante, le lycopène a été identifié, au cours d’une étude, comme étant associé à une diminution du risque de cancer de la prostate.

Une étude a permis d'observer que les poumons humains sont particulièrement vulnérables aux dommages oxydatifs et que des « concentrations d'antioxydants d'origine alimentaire dans le revêtement épithélial des poumons et les fluides muqueux pourraient conférer une protection contre les dommages oxydatifs. »

Une autre étude souligne, avec précaution :

« Des données de plus en plus nombreuses suggèrent que le lycopène présent dans les tomates pourrait avoir une action préventive contre la formation et le développent du cancer du poumon.

Des études expérimentales ont démontré que le lycopène pourrait inhiber le développement de plusieurs cellules cancéreuses du poumon mises en culture, et prévenir la tumorigenèse du poumon dans le modèle animal, à travers divers mécanismes...

Nous avons ainsi une meilleure connaissance du rôle anticancer joué par le lycopène des tomates, ce qui va nous permettre de développer des stratégies complémentaires pour la prévention, le traitement et la prise en charge du cancer du poumon. »

Informations importantes à propos de la conservation, de la consommation et de la cuisson des tomates

Il y a toutefois quelques faits importants à connaître à propos de la consommation des tomates. Tout d'abord, comme les autres légumes de la famille des solanacées tels que les pommes de terre et les poivrons, ainsi que les légumineuses, les céréales et certaines courges, elles contiennent des lectines.

Les lectines sont des protéines végétales qui se lient au sucre et se fixent aux membranes cellulaires, provoquant une prise de poids, interférant avec l’expression génique et perturbant la fonction endocrinienne.

Elles peuvent également contribuer à la perméabilité intestinale et agir comme des « anti-nutriments » susceptibles de nuire gravement à la santé de vos intestins, mais également à votre santé globale.

La consommation de tomates, si elle est modérée, peut ne pas poser de problème, mais si vous les aimez particulièrement, de même que d'autres légumes de la famille des solanacées, vous atténuerez nettement le problème des lectines en les faisant germer, fermenter, tremper, ou en les faisant cuire.

De plus, faire cuire les tomates pour en réduire la teneur en lectines augmente simultanément leur teneur en lycopène. Il est important, lorsque vous mangez des tomates, de les consommer avec une matière grasse telle que de l’huile d'olive ou d'avocat, car le lycopène est un nutriment liposoluble.

Par ailleurs, qu'il s'agisse de ketchup, de sauce salsa, de sauce tomate ou de tomates entières, optez dans la mesure du possible pour des produits bio. Voici un conseil très important pour préserver le goût des tomates : ne les conservez jamais au réfrigérateur, car cela les ramollit et détruit leur saveur. Le mieux est de les conserver à température ambiante.

Par ailleurs, évitez les tomates en conserves, car l'acidité des tomates accélère la dissolution des produits chimiques toxiques perturbateurs endocriniens tels que le bisphénol-A (BPA), ce qui altère le revêtement de nombreuses boites de conserve (de même que les bouteilles en plastique, les biberons et les récipients alimentaires en plastique.)

Quelques éléments à retenir à propos des aliments d'origine végétale

De nombreux aliments n’ont plus aujourd'hui les mêmes bienfaits pour la santé, que ceux sur lesquels on pouvait compter autrefois pour rester en bonne santé. Les techniques agricoles « modernes », la production alimentaire industrielle, les additifs, les conservateurs, les sols appauvris et de nombreux autres facteurs ont fait plus de mal que de bien dans la quête d'aliments toujours plus sains.

Les aliments génétiquement modifiés, y compris les pommes, font aujourd'hui partie du paysage, en quelque sorte, puisque les ‘hautes autorités’ veulent régler des problèmes tels que le brunissement (l'oxydation) des pommes lorsqu’on les coupe.

C’est ainsi que sont apparues les pommes ‘Arctic’ génétiquement modifiées, pré-tranchées et qui ne brunissent pas, grâce à la suppression en laboratoire des polyphénol oxydases (PPO), et que les producteurs n’ont pas l’obligation d'étiqueter comme étant génétiquement modifiées.

Par ailleurs, de nombreuses variétés de pommes cultivées de façon conventionnelle, comme les Red Delicious, sont souvent croisées à maintes reprises afin qu’elles soient plus appétissantes, ce qui les rend finalement farineuses et pratiquement immangeables. Elles sont parfois également teintées au moyen de pigments qui ravivent leurs couleurs.

L’utilisation de pesticides est sans aucun doute l’une des pires façons dont les aliments sont altérés par des substances chimiques nocives. Il est important à plusieurs égards de manger des aliments bio aussi souvent que possible, car ils présentent un risque bien moindre de contamination aux pesticides, par rapport aux aliments produits de façon conventionnelle.

Des études ont d'ailleurs montré, au moyen d'analyses d'urines, que les personnes qui consomment des aliments bio aussi souvent que possible ont moins de pesticides dans l’organisme.

Les pommes, les concombres, les citrons, les poivrons et autres fruits et légumes sont souvent enduits d'une cire difficile à éliminer, ou d'autres produits qui les protègent des coups et des insectes, et qui sont parfois élaborés à base de pétrole.

Lorsque vous achetez des fruits ou des légumes, en particulier s'ils ne sont pas emballés, « lavez-les avant de les manger » - cela doit être une règle absolue chez vous, mais la règle la plus importante est sans doute de « consommer bio ».