10 façons de traiter les causes profondes de votre stérilité- naturellement

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Iva Keene

La stérilité est une épidémie moderne alarmante, qui touche de plus en plus de couples. Un couple sur six a aujourd'hui des difficultés pour concevoir un enfant. Nous savons aujourd’hui que ce problème, autrefois considéré comme typiquement féminin, affecte autant les hommes.

10 méthodes à appliquer dès maintenant pour traiter la stérilité et booster naturellement votre fertilité

L'approche de traitement naturelle de la stérilité permet d’en résoudre les causes profondes en traitant l’ensemble des systèmes corporels, au lieu de se concentrer uniquement sur le système reproducteur.

De nombreux couples qui ne parviennent pas à concevoir un enfant souffrent d'une combinaison de troubles subcliniques. Ces troubles, isolément, ne sont pas responsables de la stérilité, mais ils peuvent, lorsqu’ils sont combinés, réduire substantiellement les chances de concevoir.

1. Minimisez votre exposition aux substances chimiques toxiques — L’exposition aux toxines environnementales (par le biais de produits chimiques industriels), tant in utéro que chez les nouveau-nés, peut considérablement affecter la fertilité à l’âge adulte.

La plupart des produits chimiques utilisés au quotidien ne font pas l’objet des mêmes tests que les médicaments. Résultat, des substances chimiques toxiques circulent dans notre environnement, nos aliments, dans l’air et dans l’eau.

La preuve la plus flagrante des effets nocifs de la pollution environnementale et des métaux lourds sur les fonctions reproductrices de la femme, a été faite pour le plomb.

Voici d'autres composés qui peuvent altérer les fonctions hormonales et nuire à la santé reproductive :

  • Les substances toxiques pour les ovaires : elles peuvent perturber voire même bloquer l’ovulation
  • Les perturbateurs endocriniens : ils peuvent perturber les fonctions hormonales et provoquer endométrioses et SOPK.
  • Les phtalates : présents dans les récipients alimentaires en plastique, le film étirable, les poches pour traitements intraveineux, le matériel médical, les sols en vinyle et les emballages ; à hautes doses, ils sont associés aux fausses couches et à la toxicité testiculaire. À faibles doses, ils perturbent l’équilibre hormonal.
  • Les cyclohexènes de vinyle : utilisés dans la fabrication des pneus, des plastiques et des pesticides.
  • Les HAP : présents dans la fumée de cigarette, les gaz d’échappement et les routes en goudron

Les hommes ne sont pas épargnés! — Le sperme semble plus sensible que les ovules aux métaux lourds et aux polluant industriels. De nombreuses anomalies du sperme sont associées à ces toxines.

La majeure partie de ces produits chimiques sont présents dans l’atmosphère, sur le sol dans les villes, et dans les cours d’eau.

Les 6 principales toxines environnementales à éviter:

  1. Les pesticides — présents dans les fruits et légumes, la viande et les produits laitiers non bio, et l’eau du robinet non filtrée
  2. Le formaldéhyde — on le trouve dans les désodorisants d'intérieur, les déodorants, les encaustiques, et les produits de nettoyage pour les meubles
  3. Les bisphénols — présents dans les récipients en plastique, ils peuvent se dissoudre et se répandre dans les aliments et l’eau
  4. Les solvants organiques — les liquides à base de pétrole que l’on trouve dans les produits ménagers, les appareils électroniques, la mécanique automobile, les produits de soins médicaux, les photographies, l’agriculture, l’imprimerie, les matériaux de construction et les cosmétiques, et beaucoup d'autres encore
  5. Les produits chimiques utilisés pour le nettoyage à sec
  6. Les vapeurs de peinture

L’exposition occasionnelle à l’un de ces produits toxiques n’est pas préoccupante. C’est l'accumulation de ces substances sur une longue période, qui pose problème.

2. Ne buvez pas d’eau du robinet non filtrée — Nos cours d’eau sont constamment pollués par des déchets et sous-produits industriels, par des médicaments, des pesticides, des désherbants et des produits d’entretien du commerce.

De nombreuses entreprises polluent les eaux, quel que soit le pays dans lequel vous vivez. Selon les cas, il n’existe aucune loi environnementale, ou elle comporte des lacunes, ou encore les produits chimiques ‘X ou Y’ déversés dans l’eau ne font l’objet d'aucune règlementation.

Installez un système de filtration double filtre — Achetez un système de filtration de l’eau à double filtre, qui retient les particules de moins d'un micron (vous éliminerez ainsi les résidus de médicaments et les métaux lourds).

Utilisez ce filtre pour l’eau de la salle de bain et de la cuisine. La vapeur produite sous la douche renferme les mêmes substances chimiques que l’eau, que vous risquez d'inhaler et qui peuvent être absorbées par votre peau.

3. Efforcez-vous d’adopter une alimentation qui favorise la fertilité — Au cours du premier trimestre de grossesse, la taille de l’embryon est multipliée par 20 millions. Au cours des 8 premières semaines, les organes de votre bébé se forment, ainsi que ses mains, ses doigts, ses jambes, ses pieds, sa tête, ses yeux, son nez, ses oreilles, etc...

Pour être sûre que les fondations posées au cours de cette période soient les plus solides possibles, vous devez veiller à ce qu'il dispose de suffisamment de blocs de construction, c’est-à-dire des bons nutriments, dans les bonnes combinaisons.

De quoi se compose une alimentation qui favorise la fertilité ? — Une alimentation optimale pour la fertilité est autant une question d’aliments à éviter, que d'aliments à favoriser. Elle doit être composée d'aliments qui soient aussi frais que possible, et bio, dans la mesure du possible.

Les éléments essentiels sont: des protéines de bonne qualité (favorisez les sources de protéines végétales) et de bonnes matières grasses.

Que devez-vous manger?

Des viandes bio en petites quantités, du gibier, des petits poissons d’eau profonde tels que des sardines et des vivaneaux, des légumineuses bio, à cuire vous-même (pas de conserves).

Des céréales complètes, des noix, des graines, des légumes et des fruits de saison, bio dans la mesure du possible.

Augmentez votre apport de bonnes matière grasses et évitez les graisses nocives.

On entend par bonnes matières grasses les graisses monoinsaturées présentes dans l’huile d'olive, les graisses polyinsaturées des poissons gras et des noix, et les acides gras à chaine moyenne que l’on trouve dans l’huile de noix de coco.

Pour la cuisson, utilisez du beurre clarifié (ghee) ou du beurre de noix de coco (sans arôme), qui sont stables à la chaleur.

Pour une utilisation à froid (assaisonnements de salade, etc.), optez pour de l’huile d'olive pressée à froid, de l’huile de lin ou des huiles de noix.

4. Évitez les matières grasses nocives — Saviez-vous que les graisses trans cachées dans les aliments tels que les doughnuts, les biscuits, les sucettes, les bonbons, le chocolat, les chips, les tartes, les fritures, les plats à emporter et des milliers d'autres, peuvent augmenter jusqu'à 70 % vos risques de stérilité ?

Les scientifiques de l’école de santé publique de l’Université de Harvard conseillent aux femmes qui souhaitent concevoir un enfant d’éviter toutes les graisses trans.

Le seul intérêt des graisses trans, c’est qu’elles prolongent la durée de conservation des aliments.

5. Minimisez votre consommation d’œstrogènes d'origine animale — En moyenne, 60 à 70 % des œstrogènes consommés proviennent des produits laitiers. L’homme consomme le lait des vaches qu’elles produisent au cours de la seconde partie de leur gestation, lorsque leur taux d'œstrogènes est au plus haut.

Nous associons généralement les produits laitiers et la consommation de lait avec le calcium, sans penser à ce que nous consommons d'autre par la même occasion (soit dit en passant, d'ailleurs, les produits laitiers ne sont pas les meilleures sources de calcium).

Voici une liste d'hormones qui ont été décelées dans le lait de vache :

Prolactine

Somatostatine

Mélatonine

Ocytocine

Hormone de croissance

Hormone de libération de la lutéinostimuline

Hormone de stimulation de la thyroïde

Œstrogènes

Progestérone

Insuline

Corticostéroïdes et bien d'autres

Pensez-vous que toutes ces hormones, consommées en excès, puissent perturber votre propre équilibre hormonal ? Et comment !

6. Évitez les deux allergènes les plus courants — Le lien entre les intolérances alimentaires et les anticorps anti-spermatozoïdes, est aujourd'hui clairement établi. Des études ont montré que les femmes présentant de multiples intolérances et allergies alimentaires ont davantage de risques de faire une fausse couche.

Un système immunitaire hyperactif est plus susceptible d'attaquer les cellules de son propre organisme. D’un point de vue immunologique, un embryon et des spermatozoïdes sont des corps étrangers.

Cependant notre mère nature est intelligente : elle a programmé nos systèmes immunitaires de façon à ce qu’ils sachent faire la distinction entre les envahisseurs ordinaires et un embryon, ou un spermatozoïde.

7. Faites un dépistage des MST — La plupart des gens n’imaginent pas qu’eux-mêmes ou leur partenaire puisse être atteint d'une MST. Certaines MST peuvent toutefois être asymptomatiques, c’est-à-dire que vous pouvez ne pas savoir que vous en êtes atteint, car elles ne provoquent pas de symptômes apparents.

L’infection à chlamydia en fait partie. Chez les hommes, cette infection peut entrainer des anomalies du sperme, notamment l'apparition d'anticorps anti-spermatozoïdes. Chez les femmes, elle peut entrainer la formation de tissus cicatriciels, boucher les trompes et entrainer des fausses couches.

Une étude a montré que 60 % des partenaires asymptomatiques des femmes infectées, qui consultent une clinique de fertilité, ont une infection à chlamydia.

La plupart des MST sont simples à traiter, il est donc utile que les deux partenaires se fassent dépister. Il n’y a pas d'intérêt à ce qu’un seul des deux partenaires le fasse, car l’autre pourrait le contaminer à nouveau.

8. Laissez-vous 120 jours avant d’essayer de concevoir un enfant — Les gens pensent souvent à tort que la qualité des ovules et du sperme ne peut pas être améliorée. En réalité, c’est tout à fait possible, mais cela prend 120 jours. C’est en effet approximativement le temps qu’il faut aux ovules pour arriver à maturité, et aux spermatozoïdes pour se développer.

Au cours de la production et de la maturation des gamètes - les spermatozoïdes et les ovules - qui formeront un embryon, tout ce que vous-même et votre partenaire ingérez, inhalez ou ce à quoi vous êtes exposés, influera sur la santé de vos ovules et spermatozoïdes, en bien ou en mal, ainsi que sur la qualité finale des blocs de construction génétiques que vous transmettrez à votre enfant.

9. Évitez le café, le tabac et l'alcool — Vous n’avez peut-être pas envie de l’entendre, mais boire du café réduit la fertilité. Une importante étude menée dans le Connecticut a montré qu'une tasse de café par jour seulement peut augmenter de 55 % le risque de ne pas pouvoir concevoir.

Si vous buvez deux à trois tasses par jour, ce risque passe à 100 % et continue d'augmenter à chaque tasse supplémentaire, jusqu’à 176 %. Saviez-vous par ailleurs que les femmes qui boivent du café avant et pendant leur grossesse, ont deux fois plus de risques de faire une fausse-couche ?

L'alcool est nocif pour les ovules et les spermatozoïdes, et un seul verre peut réduire la fertilité de 50 % ! Il peut également nuire au développement de l’embryon, et provoquer des fausses-couches.

Par ailleurs, si l’on sait depuis longtemps que la consommation d'alcool au cours de la grossesse est à proscrire, on évoque très peu la consommation avant la grossesse.

10. Prenez un bon complément alimentaire avant et pendant la grossesse — Même si vous consommez des fruits et légumes bio et que votre alimentation est généralement saine, il est peu probable qu’elle vous apporte tous les nutriments dont votre corps à besoin pour une fertilité optimale. C’est pourquoi il est important de prendre des compléments alimentaires.

Concevoir un enfant et lui permettre de se développer à partir de vos propres réserves, nécessite un surplus de nutriments et d'énergie. D'un point de vue comptable, pour votre organisme, la grossesse est un luxe, une dépense folle en énergie et en nutriments.

Voici certains des nutriments essentiels pour la fertilité :

Le zinc

Le sélénium

Le magnésium

Le calcium

La vitamine B12

La vitamine B6

L’acide folique

La vitamine C

Les acides gras oméga-3

Vous trouverez des informations complémentaires sur le traitement naturel de la stérilité, notamment des informations spécifiques sur les nutriments de la fertilité, les posologies adéquates, l’alimentation qui favorise la fécondité, ce qu'il faut éviter, et l’influence du stress et du sommeil sur la fertilité, dans mon programme L'ordonnance pour une fertilité naturelle, qui aborde ce sujet beaucoup plus en détail.

La FIV ne résout pas les causes profondes de la stérilité

Si l’on examine la FIV avec attention, on réalise qu’elle est beaucoup moins sûre et moins efficace que ce qu’on nous laisse souvent entendre. En plus d’être invasive et extrêmement coûteuse, la FIV comporte des risques substantiels pour la mère comme pour le bébé.

Ni la FIV conventionnelle, ni les autres techniques de procréation médicalement assistée (PMA), ne traitent les causes profondes de la stérilité.

Ces causes profondes comprennent : les carences nutritionnelles, l’exposition aux toxines, le stress, les intolérances alimentaires, les allergies et le déficit immunitaire.

Ces facteurs subtils mais essentiels interagissent de façon synergique et affectent la qualité des ovules et des spermatozoïdes, et donc votre capacité à concevoir, ainsi que la santé de votre embryon.

Le coût financier des FIV

Les cas récemment rapportés par les médias de parents finançant les FIV de leurs enfants, dans l’espoir de voir naître des petits-enfants, illustrent bien la charge financière que ces traitements peuvent représenter pour les couples.

Si les célébrités et les couples fortunés peuvent se les permettre, de nombreux couples peinent à payer ces traitements qui coûtent des milliers de dollars (la somme varie généralement de 5.000 à 150.000 dollars par naissance d'un enfant vivant).

Même les couples qui peuvent se permettre de payer une FIV commencent cependant à s'interroger de plus en plus à propos des complications potentielles qu’elle peut entraîner pour la mère et l’enfant, et se tournent vers des traitements complémentaires et alternatifs.

La FIV est-elle sans risque?

La plupart des gens pensent que les FIV sont relativement sans danger - mais est-ce bien le cas? De nombreuses études ont rapporté un risque élevé de malformations à la naissance, notamment des troubles cérébraux, des retards de développement et des malformations génitales.

Le Dr. Alastair Sutcliffe, de l’Institut de la santé infantile, à l'University College London, et le Dr. Michael Ludwid, du centre de médecine reproductive et d’endocrinologie gynécologique, à Hambourg, conseillent que les enfants nés d'une FIV soient suivis jusqu'à l’âge adulte, car il n’existe pas de données à long terme en ce qui concerne leur santé une fois adultes.

La FIV comme dernière option après les soins préconceptionnels

La FIV doit être votre dernière option lorsque tous les traitements naturels ont été tentés. Elle ne devrait jamais être la première. Le taux de succès d'une FIV est (en moyenne) de 25 % par essai.

Les études montrent que pour les couples qui suivent un programme naturel de préconception avant de tenter une FIV, le taux de succès passe à 47,1 % par essai.

Je conseille toujours aux couples de suivre en premier lieu un programme de préconception, et de réserver la FIV comme dernière option.

La plupart des stérilités peuvent être traitées sans avoir recours à la FIV. Cependant, si la FIV s'avère nécessaire, le taux de succès de chaque essai est presque doublé si on l'associe à un programme naturel de préconception.